<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866</id><updated>2011-04-22T06:10:31.187+02:00</updated><title type='text'>Terre Humaine</title><subtitle type='html'>"Rien de ce qui est humain ne m'est étranger." Térence</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://terrehumaine.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>32</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-3729161156966115148</id><published>2007-07-06T13:35:00.000+02:00</published><updated>2007-07-06T13:41:14.435+02:00</updated><title type='text'>TH JUIN 2007 : LE COMMERCE DE LA MISERE</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Ro4qD-cVagI/AAAAAAAAABU/okgZUZ8WMWU/s1600-h/FH000001.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5084047277137684994" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Ro4qD-cVagI/AAAAAAAAABU/okgZUZ8WMWU/s400/FH000001.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Le commerce de la misère&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le commerce équitable s’inscrit-il « dans une approche tiers-mondiste, caritative et misérabiliste, une sorte de vente de charité – mondialisée, comme le commerce classique – entre les pays du Nord et ceux du Sud ? » Aujourd’hui, il est de bon ton de dénigrer le commerce équitable, de lui reprocher de ne pas être intégralement éthique, de ne pas avoir les mains pures, de servir de bonne conscience à vil prix, de servir de caution morale à la grande distribution.&lt;br /&gt;Ce sont des chrétiens hollandais qui ont commencé en 1957 à pratiquer le commerce équitable. Nous avons repris cette idée au début des années 70 en créant la fédération Artisans du Monde et en ouvrant des boutiques où nous pratiquions un commerce alternatif à la distribution traditionnelle. En 1985, nous vendions 30 tonnes de café alors qu’il s’en consomme plus de 330.000 tonnes en France et qu’une coopérative de petits paysans guatémaltèques en produit environ 500 tonnes. Aujourd’hui, grâce à Max Havelaar, le café arabica équitable représente 8% de part de marché, le quinoa 10%, la banane biologique 36%...&lt;br /&gt;Le commerce équitable n’a jamais eu la prétention de résoudre tous les problèmes, n’a jamais promis le grand soir dans la distribution mondial… Son objectif est de permettre à de petits agricultures de rester sur leur terre, de vivre dignement de leur travail : ni misérabilisme, ni charité. Tiers-mondiste, oui. Altermondialiste, oui. Le commerce équitable est une espérance pour les plus pauvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Moi qui n’ai jamais eu la chance d’aller à l’école, je veux que mes enfants soient instruits. Grâce au prix équitable qui nous est payé, ils sont scolarisés. » Laljibhai Narranbhai, producteur de coton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Auparavant, nos revenus étaient irréguliers. Avec le commerce équitable, nous ne sommes plus soumis aux fluctuations du marché. Non seulement le prix est garanti, mais les paiements sont stables, nos commandes étant fixées à l’année. » Felipe Cancari, producteur de cacao.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vae victis ! Malheur aux vaincus ! Cette formule empruntée à l’empire romain illustre le système libéral qui régit les échanges internationaux. Les plus faibles, les plus pauvres, les plus marginalisés, les « vaincus » doivent payer. L’avenir appartient aux plus forts et aux plus compétitifs. Le commerce équitable est une contestation de cette logique qui continue de « dépouiller » les paysans du Sud.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;Charles Trompette&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Décroissance… des inégalités et de la misère.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Croissance, croissance, croissance ! Economistes, politiques, entrepreneurs, journalistes, tous n’ont que ce mot à l’esprit quand il s’agit de parler des solutions à apporter aux maux de la société. Souvent, ils oublient même que leur mot fétiche n’est qu’un moyen, et le posent en objectif absolu, qui vaudrait par lui-même.&lt;br /&gt;Cette obsession, qui rassemble la droite et la gauche, est aveugle à l’ampleur de la crise écologique : changement climatique, mais aussi crise historique de la biodiversité et contamination chimique de l’environnement et des êtres. C’est que l’instrument qui sert de boussole aux responsables, le PIB (produit intérieur brut), est dangereusement défectueux : il n’inclut pas la dégradation de la biosphère.&lt;br /&gt;L’obsession de la croissance est aussi idéologique, car elle fait abstraction de tout contexte social. En fait, la croissance ne fait pas en soi reculer le chômage. Entre 1978 et 2005, le PIB en France a connu une croissance de plus de 80%. Dans le même temps, non seulement le chômage n’a pas diminué, mais il a doublé, passant de 5 à 10%. Malgré une hausse du PIB mondial de 5% par an, le chômage ne diminue pas.&lt;br /&gt;L’élévation du PIB ne fait pas reculer la pauvreté ni l’inégalité. En réalité, l’invocation permanente de la croissance est un moyen de ne pas remettre en cause l’inégalité extrême des revenus et des patrimoines, en faisant croire à chacun que son niveau de vie va s’améliorer.&lt;br /&gt;Une piste nouvelle est de viser la réduction des consommations matérielles, c'est-à-dire des prélèvements que nous faisons sur les ressources naturelles.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le cynisme d’un monde sans Dieu, où seuls le pouvoir et le profit compte.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre Jésus de Nazareh de Joseph Ratzinger est à la fois un commentaire original des Evangiles et un essai dénonçant sévèrement la responsabilité de l’Occident dans des drames comme la faim dans le monde et le « dépouillement » de l’Afrique.&lt;br /&gt;A propos de la tentation de Jésus au désert – Satan lui demande de transformer « la pierre en pain » (Luc 4.3) – le pape écrit : « Quelle chose est plus tragique et contredit plus gravement la foi en Dieu et la foi dans le Rédempteur que la faim dans l’humanité ? Transformer la pierre en pain était l’idéal marxiste au cœur de sa promesse de salut mais il a échoué. Alors, plus actuel que jamais, le cri des affamés doit nous pénétrer et pénétrer profondément nos oreilles et notre âme. »&lt;br /&gt;Mais pas à n’importe quelle condition. « Les aides de l’Occident aux pays en voie de développement sont basées sur des principes purement techniques et matériels, qui non seulement mettent Dieu de côté, mais écartent aussi les hommes de lui. Les structures religieuses, morales et sociales du tiers-monde sont mises de côté. Dans le vide, l’Occident introduit sa mentalité techniciste. Il croit transformer la pierre en pain, mais il donne de la pierre au lieu de donner du pain. C’est la primauté de Dieu qui est ici en jeu. On ne peut pas gouverner l’histoire avec de simples structures matérielles. Si le cœur de l’homme n’est pas bon, alors rien d’autre ne peut être bon. »&lt;br /&gt;Dans le chapitre 7, le pape s’arrête sur la parabole du Bon Samaritain (Luc 10,25-37), selon laquelle un homme dépouillé par des brigands est laissé pour mort sur la route, avant d’être sauvé par un étranger, un Samaritain. Il souligne « l’évidente actualité dans la société mondialisée » de cette page d’Evangile consacrée à « l’amour du prochain ». Pour lui, les populations en Afrique – mais l’exemple vaut ailleurs – « ont été volées et saccagées (…) Notre style de vie, l’histoire dans laquelle nous sommes engagés les a dépouillées et continue de les dépouiller. »&lt;br /&gt;« Nous les avons blessées spirituellement, car au lieu de leur donner Dieu et d’accueillir ce qui est précieux et grand dans leurs traditions, nous leur avons apporté le cynisme d’un monde sans Dieu dans lequel seuls le pouvoir et le profit comptent. Nous avons détruit leurs critères moraux de telle façon que la corruption et une volonté de pouvoir sans scrupule sont devenues quelque chose d’évident. »&lt;br /&gt;« N’est-il pas vrai que l’homme, au cours de toute son histoire, a été aliéné, torturé, abusé ? », interroge encore Benoît XVI, avant d’évoquer « les victimes de la drogue, du trafic des êtres humains, du tourisme sexuel, les personnes détruites en profondeur qui sont vides, même dans l’abondance des biens matériels. » Estimant que tout homme est concerné, il invite le monde à « apprendre de nouveau le risque de bonté. »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Terre Humaine&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;« Soyez des instruments de paix.&lt;br /&gt;Là où règne la discorde, appelez au dialogue.&lt;br /&gt;Là où sévit la confusion, amenez la clarté.&lt;br /&gt;Là où domine l’ambition, effacez-vous derrière la cause.&lt;br /&gt;Là où pointe l’erreur, recherchez la vérité.&lt;br /&gt;Là où s’aggrave l’injustice, ne vous résignez jamais.&lt;br /&gt;Là où progresse la faim, cultivez la terre.&lt;br /&gt;Là où règne la tristesse, gardez le sourire. »&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-3729161156966115148?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/3729161156966115148'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/3729161156966115148'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2007/07/th-juin-2007-le-commerce-de-la-misere.html' title='TH JUIN 2007 : LE COMMERCE DE LA MISERE'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Ro4qD-cVagI/AAAAAAAAABU/okgZUZ8WMWU/s72-c/FH000001.JPG' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-7323362928692481918</id><published>2007-07-06T13:19:00.000+02:00</published><updated>2007-07-06T13:43:44.462+02:00</updated><title type='text'>TH MAI 2007 : LE VIERGE, LE VIVACE ET LE BEL AUJOURD'HUI</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Ro4qtecVahI/AAAAAAAAABc/K9NDIikMHB0/s1600-h/Copie+de+FH000012.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5084047990102256146" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Ro4qtecVahI/AAAAAAAAABc/K9NDIikMHB0/s400/Copie+de+FH000012.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Ro4ov-cVafI/AAAAAAAAABM/3VdcJS6z37c/s1600-h/Copie+de+FH000012.JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;« Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui la France doit dire « oui » à la Turquie, dire « oui » à ces femmes et à ces hommes qui luttent pour la démocratie contre l’obscurantisme, pour la laïcité contre une religion qui voile la femme. L’entrée de la Turquie dans l’Europe n’est ni une question de culture, ni un position géographique. L’Europe n’a-t-elle pas une frontière commune avec le Brésil ? En Guyane. La bannière bleue étoilée ne flotte-t-elle pas dans les Caraïbes, en Atlantique du Sud dans les Océans Indien et Pacifique ?&lt;br /&gt;L’exclusion, le refus et le repli sur ses richesses, s’ils sont de bons arguments électoraux, conduisent à une mort certaine : mort au quotidien des gens du peuple.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, l’Europe exigera le retrait des armées étrangères d’Irak et d’Afghanistan devenus des bourbiers par les mensonges et la volonté de George W. Bush. Il a déjà commencé (Espagne et Italie). L’Iran, la Tchétchénie, le Darfour font l’objet de négociations. L’Europe fera comprendre à la Russie et à la Chine, si éloignées de la démocratie, que leur puissance économique ne les autorisent nullement à mépriser et à détruire la vie en Afrique et en Asie.&lt;br /&gt;Les généraux birmans piétinent leur peuple, le régime nord-coréen affame son peuple avec la bénédiction de la dictature de Beijing. Les prochains Jeux Olympiques seront avant tout une formidable aubaine pour faire reculer le cynisme de dirigeants qui, depuis 60 ans, n’ont jamais rendu de comptes à leur peuple pour ne les régler qu’entre eux.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, l’Europe dialoguera avec ses peuples voisins, s’ouvrira à eux ; d’une seule voie, elle pèsera dans le dialogue des cultures, dénoncera le choc des civilisations et permettra à l’Afrique de vivre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;Charles Trompette&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Faire des luttes paysannes un combat citoyen&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quel jour tragique que ce 17 avril 1996 ! Dix-neuf paysans sans terre brésiliens trouvent la mort. Tombés pour avoir revendiqué le droit à vivre de leur travail et de la terre, leur mémoire est depuis célébrée tous les ans. Ce jour est devenu commémoration pour les paysans et paysannes du monde entier mais il est surtout une journée de lutte et de revendications.&lt;br /&gt;Partout, de Salvador à Jakarta, de Maputo à Santa Cruz, de Bangalore à Paris, la paysannerie est « en guerre ». En guerre contre un modèle économique qui, au nom du marché et de la concurrence, nous impose des aliments uniformisés, des aliments qui ne sont culturellement pas les nôtres, des aliments qui viennent d’ailleurs et de plus en plus loin, sont de moins en moins variés, des aliments dont l’origine et la propriété sont de plus en plus concentrées entre les mains de quelques multinationales et par conséquent, des aliments qui mettent en péril l’existence même de la paysannerie.&lt;br /&gt;Manger ce que l’on produit, produire ce que l’on mange, voilà la base de la souveraineté alimentaire, qui doit être envisagée comme un droit fondamental, des individus et des peuples. C’est un droit, mais c’est aussi un devoir. Nous, citoyens des villes, citoyens d’Europe et du monde, nous sommes en devoir d’exiger que les conditions soient créées ou recréées pour qu’il puisse s’exercer. Quand l’Europe, où l’on dit qu’un paysan « disparaît toutes les trois minutes », sera vidée de sa paysannerie, que nous restera-t-il ?&lt;br /&gt;La souveraineté alimentaire, seuls les paysans et les paysannes sont en mesure de la garantir. Et c’est eux que le modèle économique tend à faire disparaître, partout. On ne peut donc que les soutenir dans cette « guerre »… Mais surtout, on devrait tous la faire nôtre, car leur lutte n’est pas une lutte pour la survie d’une classe sociale : c’est une lutte pour l’humanité, et les manifestations du 17 avril réalisées cette année partout dans le monde en sont la preuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;Isabelle Dos Reis&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Oxfam juge insuffisant l’engagement du G8 contre la pauvreté&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les pays industrialisés n’ont pas tenu leurs promesses en matière de lutte contre la pauvreté, de santé et d’éducation, causant indirectement la mort de millions de personnes dans les pays pauvres, affirme Oxfam international.&lt;br /&gt;Les pays du G8 sont très loin d’avoir honoré la promesse faite lors du sommet de Glenagles, en Ecosse, il y a deux ans, de consacrer 50 milliards de dollars de plus à ces problèmes.&lt;br /&gt;Au cours des deux dernières années, les progrès réalisés dans l’ensemble n’ont de loin pas atteint ce qui avait été promis. Le coût de cette inaction se chiffre en millions de vies perdues du fait de la pauvreté.&lt;br /&gt;Ce sommet, qui réunira du 6 au 8 juin, à l’invitation de la chancelière allemande Angela Merkel, les dirigeants de la Grande-Bretagne, du Canada, de la France, de l’Italie, du Japon, de la Russie et des Etats-Unis, sera consacré au changement climatique, à la pauvreté en Afrique et à la coopération économique.&lt;br /&gt;La promesse faite à Gleneagles d’accroître l’aide internationale de 50 milliards de dollars d’ici 2010 pourrait, si le rythme actuel des donations se confirme, se traduire par une augmentation de 20 milliards seulement.&lt;br /&gt;Les pays industrialisés n’aident pas non plus suffisamment les pays pauvres à financer leur adaptation aux défis posés par le changement climatique.&lt;br /&gt;Ils ne versent que quelques millions et tirent ces petites sommes de budgets d’aide existants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Terre Humaine&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;« C’est par la différence et dans le divers que s’exalte l’existence. » &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;Victor Segalen&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&lt;em&gt; Le trésor de la vie et de l’humanité est la diversité. La diversité qui ne nie nullement l’unité. Accomplir l’unité de l’espèce humaine tout en respectant sa diversité est une idée non seulement de fond, mais de projet. »&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;Edgar Morin &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-7323362928692481918?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/7323362928692481918'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/7323362928692481918'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2007/07/th-mai-2007.html' title='TH MAI 2007 : LE VIERGE, LE VIVACE ET LE BEL AUJOURD&apos;HUI'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Ro4qtecVahI/AAAAAAAAABc/K9NDIikMHB0/s72-c/Copie+de+FH000012.JPG' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-5368471106850763806</id><published>2007-04-13T11:19:00.000+02:00</published><updated>2007-04-13T11:20:28.423+02:00</updated><title type='text'>CHOUCROUTE DE LA SOLIDARITE : AMBIANCE ET REFLEXION</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rh9LV1R8k1I/AAAAAAAAABE/s5pg3ET_5mU/s1600-h/TERRE+HUMAINE+ARTICLES+009.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5052840145384674130" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rh9LV1R8k1I/AAAAAAAAABE/s5pg3ET_5mU/s400/TERRE+HUMAINE+ARTICLES+009.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Article paru dans &lt;strong&gt;Le Républicain Lorrain&lt;/strong&gt; le 13/04/2007&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Pour lire l'article, cliquer dessus.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-5368471106850763806?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/5368471106850763806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/5368471106850763806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2007/04/choucroute-de-la-solidarite-ambiance-et.html' title='CHOUCROUTE DE LA SOLIDARITE : AMBIANCE ET REFLEXION'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rh9LV1R8k1I/AAAAAAAAABE/s5pg3ET_5mU/s72-c/TERRE+HUMAINE+ARTICLES+009.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-3004288517285059499</id><published>2007-04-13T11:17:00.000+02:00</published><updated>2007-04-13T11:19:03.386+02:00</updated><title type='text'>UN BOL DE RIZ POUR FAIRE REFLECHIR LES RASSASIES</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rh9K-lR8k0I/AAAAAAAAAA8/1ShpKmB8ECI/s1600-h/TERRE+HUMAINE+ARTICLES+003.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5052839745952715586" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rh9K-lR8k0I/AAAAAAAAAA8/1ShpKmB8ECI/s320/TERRE+HUMAINE+ARTICLES+003.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Article paru dans &lt;strong&gt;Le Républicain Lorrain&lt;/strong&gt; le 03/04/2007&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Pour lire l'article, cliquer dessus.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-3004288517285059499?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/3004288517285059499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/3004288517285059499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2007/04/un-bol-de-riz-pour-faire-reflechir-les.html' title='UN BOL DE RIZ POUR FAIRE REFLECHIR LES RASSASIES'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rh9K-lR8k0I/AAAAAAAAAA8/1ShpKmB8ECI/s72-c/TERRE+HUMAINE+ARTICLES+003.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-8283408151060348112</id><published>2007-04-13T09:13:00.000+02:00</published><updated>2007-04-13T09:18:49.984+02:00</updated><title type='text'>TH AVRIL 2007 : LE MONDE, LA FRANCE, AILLEURS...</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rh8uyVR8kzI/AAAAAAAAAA0/pfJg_7GVfIM/s1600-h/FH000005.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5052808749173740338" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rh8uyVR8kzI/AAAAAAAAAA0/pfJg_7GVfIM/s320/FH000005.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rh8udFR8kyI/AAAAAAAAAAs/b4JFpjK6uI4/s1600-h/FH000005.JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Le Monde, la France, ailleurs…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Secrétaire à la défense américain, Robert Gates, se prononce pour la fermeture de Guantanamo. Il reste aujourd’hui 385 détenus sur la base américaine : zone de non-droit absolu.&lt;br /&gt;Biocarburants : sinistre idée de transformer les aliments en carburant, pour les voitures alors que des millions d’êtres humains sont condamnés à une mort prématurée par la famine.&lt;br /&gt;Au Mexique, le prix des tortillas a augmenté de 14% en un an : le maïs américain est transformé en éthanol.&lt;br /&gt;Chute de l’assistance internationale, la pénurie alimentaire nord-coréenne s’aggrave.&lt;br /&gt;Le Zimbabwe est à genou : 1700% d’inflation, taux de chômage de 80%, pénuries de céréales et de produits de base. Or plus le pays s’enlise, plus le régime de Robert Mugabe rogne sur les dernières libertés publiques : urne muselée, opposition harcelée, réunions politiques interdites…&lt;br /&gt;Somalie : existe-t-elle encore ? Rebelles, islamistes, clans, miliciens, forces gouvernementales, troupes éthiopiennes : la mort rôde dans un état-fantôme.&lt;br /&gt;Congo, Côte d’Ivoire, Nigéria, Tchad, Soudan, Darfour… l’Afrique n’en finit pas de saigner.&lt;br /&gt;Crimes de guerre en Tchétchénie, assassinat en plein Moscou d’Anna Politovskaïa, journaliste, femme d’exception, honneur de sa profession… l’Europe avide de gaz russe se tait, murmure à peine…&lt;br /&gt;Philippines, Indonésie, Pakistan, Afghanistan, Irak, Palestine, Algérie… ils utilisent Dieu pour massacrer l’Autre, le Différent, l’Homme. De la Maison Blanche aux montagnes afghanes, les fondamentalismes religieux se tendent les mains pour massacrer.&lt;br /&gt;Poussés à l’exil par la sauvagerie de la guerre civile (provoquée par l’intervention des « forces du bien »), deux millions d’Irakiens ont fui leur pays. La moitié est réfugiée à Damas. Beaucoup d’entre eux y deviennent le bouc émissaire idéal. Qui a parlé de choc des civilisations, de guerre des cultures ?&lt;br /&gt;Il n’y a pas de « miracle » chinois. Le décollage de la Chine, qui fascine et effraie le reste du monde, a sa recette ; une armée de petites mains qui cousent, troussent, agrafent à la chaîne, le « made in China », qui envahira ensuite les supermarchés et les marchés de la planète à des prix imbattables. Dans les soutes du capitalisme rouge trime une main d’œuvre taillable et corvéable à merci, grincent les machines de « l’atelier du monde. »&lt;br /&gt;En Inde, deux enfants sur trois sont victimes de mauvais traitements. Un enfant sur cinq dans le monde vit en Inde. Une étude commandée par le gouvernement révèle que dans un cas sur deux, il s’agit d’abus sexuels, en majorité sur des garçons. Un pavé dans la mare dans un pays où ces pratiques constituent un véritable tabou sociétal : cruauté, atteinte à la dignité, humiliation, violence émotionnelle et physique, abus sexuels, harcèlement, attouchements, viols. Les auteurs de ces mauvais traitements appartiennent à l’entourage immédiat des enfants : amis, proches, parents. Treize millions d’enfants victimes d’esclavage en Inde. Aujourd’hui.&lt;br /&gt;Le Monde brûle ; les français regardent ailleurs ; au fond de leur porte-monnaie, au fond de leur compte bancaire, au fond de leur pouvoir d’achat. Ce qui déstabilise le monde, c’est la misère, ce sont des inégalités qui se creusent, c’est l’humiliation de ceux qui sont bafoués. Certes, il ne faut par noircir le tableau ! Tous aux abris ! Ce n’est plus la lutte finale, c’est le repli national ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Charles Trompette&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L’innocence violée&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Socialement, elles ne sont rien. Du point de vue économique, ce sont des marchandises qu’une mère maquerelle a faites siennes, et que plusieurs clients louent chaque soir pour 5 ou 10 dollars. Au petit matin elles s’écroulent dans le deux-pièces qu’elles partagent au centre de Phnom Penh, et quand elles s’éveillent, le film de la nuit repasse dans leur tête et le dégoût les envahit. Ce sont des filles de la campagne, d’une campagne extrêmement pauvre, où les paysans sont d’une ténacité légendaire et où les femmes travaillent encore plus dur que les hommes. Dans ce monde si différent de celui de la capitale, de nombreux mariages sont arrangés comme jadis, et l’honneur des familles veut que les filles soient vierges, sinon la communauté les rejette impitoyablement.&lt;br /&gt;Mais aucune des locataires du Building Blanc n’a connu ce destin. Soit parce que leurs parents ont réellement cru qu’elles deviendraient ouvrières en usine, soit parce qu’elles ont eu l’infortune de naître dans une société aux valeurs anéanties par une succession de guerres ; la plupart d’entre elles ont été vendues contre une poignée de billets à un recruteur ou à une recruteuse, qui les a revendues avec bénéfice à une maquerelle ou à un maquereau.&lt;br /&gt;Elles s’appellent Da, Môm, Sinourn, Aun Thom, Mab. Elles ont entre 19 et 23 ans. Elles font partie des 20.000 prostituées de Phnom Penh, dont un quart sont adolescentes. Beaucoup sont séropositives, beaucoup se droguent, beaucoup font des tentatives de suicides, mais elles ne savent rien faire d’autre, sont prises dans le système. Toutes sont jolies, gracieuses, mais déjà fanées. Car le travail de nuit, en contradiction avec les rythmes biologiques, donne souvent aux chairs un aspect de cire molle.&lt;br /&gt;Au moyen d’une pipe à eau, composée d’une bouteille et d’une paille en plastique, elles inhalent du yaa maa, une amphétamine à base d’éphédrine, psychostimulant que les soldats du Viet Nam connaissent bien.&lt;br /&gt;Les laboratoires clandestins du Triangle d’Or en inondent l’Asie du Sud-Est, et notamment la Thaïlande, où, de la gogo-girl au chauffeur routier en passant par l’ouvrier du bâtiment, de nombreuses professions y ont recours pour tenir le rythme ou simplement rester éveillés. Il en existe de toutes sortes, plus énergisantes ou plus planantes. Les jeunes femmes ont manifestement choisi la variété planante. Ce qui leur permet d’oublier les insultes de la mère maquerelle qui résonnent dans la cage d’escalier, le énième avortement qui se profile à l’horizon, le risque d’attraper le sida avec un de ces clients qui refusent les rapports protégés, et la perspective de crever comme une bête sans médicaments à un prix abordable.&lt;br /&gt;La pluie de mousson tombe en épais rideaux. Son visage de chat levé vers le ciel, Da improvise un chant où il est question de filles qui gagnent leur vie à la sueur de leur corps. Le vent gonfle son sarong, les gouttes roulent sur ses joues. Elle n’a que 21 ans et déjà tant de remords. Le pire est d’avoir entraîné dans la prostitution sa sœur, qui est en train de mourir à petit feu, le corps recouvert de furoncles, dans une misérable cahute.&lt;br /&gt;Le Building Blanc, c’est un peu l’île des enfants perdus qui tentent de fuir la réalité en planant à l’aide d’amphétamines, mais qui replongent chaque soir dans un univers hostile où aucune poussière magique ne permet d’échapper aux dangers. Bien que la prostitution soit officiellement interdite au Cambodge, les bordels, karaokés, bars et salons de massage pullulent dans la capitale. Ce qui revient à dire que les filles n’ont pas le choix. « Quand on s’étend sur un lit, c’est comme si on s’étendait sur la planche d’un boucher. Pour l’argent, on supporte tout. Même à quatre ou cinq, on accepte. » Beaucoup d’entre elles ont été tuées par des hommes furieux de n’être pas obéis, et leur mort n’a pas donné lieu à un entrefilet dans les journaux. Elles ont disparu. C’est tout.&lt;br /&gt;Les « mauvaises filles » racontent. L’une a été fouettée à coups de ceinture par la maquerelle, l’autre s’est fait pocher l’œil par un client. Leurs confidences se déroulent comme un palimpseste dont le décryptage nous guide vers une vérité d’ordre général : le marché du sexe est en pleine croissance, et il se fonde avant tout sur les inégalités ; la mondialisation des échanges n’a fait qu’accélérer la marchandisation des êtres et des choses. « Il m’a dit : « Traînée, fais-moi une gâterie » J’ai dit : « Non ». Il m’a frappée. » Elle peut à peine ouvrir son œil. Comment travaillera-t-elle ce soir ? Qui voudra d’une fille au visage tuméfié ? Son minois de 20 ans, c’est son outil de travail.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Terre Humaine&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;On n’a pas le choix. On ne peut plus se penser sans penser le monde. Il est bien temps « &lt;em&gt;d’abattre le haut rideau d’épines derrière lequel nous fûmes des acteurs à la langue coupée. »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;René Char&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-8283408151060348112?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/8283408151060348112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/8283408151060348112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2007/04/th-avril-2007-le-monde-la-france.html' title='TH AVRIL 2007 : LE MONDE, LA FRANCE, AILLEURS...'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rh8uyVR8kzI/AAAAAAAAAA0/pfJg_7GVfIM/s72-c/FH000005.JPG' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-5211626539657599827</id><published>2007-03-19T09:04:00.000+01:00</published><updated>2007-04-13T11:16:47.405+02:00</updated><title type='text'>TH MARS 2007 : LE BRESIL EST EN GUERRE</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rf5EmvRHxKI/AAAAAAAAAAk/66VmtUeU9cc/s1600-h/FL000034.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5043544065015530658" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rf5EmvRHxKI/AAAAAAAAAAk/66VmtUeU9cc/s320/FL000034.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Le Brésil est en guerre&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Et dans ton pays, il y a aussi la guerre ? » me demande Romario, garçon de 10 ans habitant la Comunidade (mot noble pour favela) da Pedreira dans le quartier de Pavuna, de la Baixada Fluminence, immense banlieue noire, pauvre et violente de Rio de Janeiro.&lt;br /&gt;Aujourd’hui encore me hantent les cauchemars de favelas violentes et miséreuses : tir d’armes automatiques, balles perdues, trafiquants armés vendant la drogue dans les ruelles, rues coupées par des gravats, des rochers, des troncs d’arbre pour empêcher la circulation de la police, gamins équipés de talkie-walkie surveillant l’entrée de la favela et annonçant l’arrivée d’étrangers, conversation à voix basse racontant drogue et assassinat…&lt;br /&gt;Aujourd’hui comme hier, la violence et le crime sont le quotidien des favelas. Aujourd’hui plus qu’hier, je ne sais. Mais l’enfant estime vivre dans un pays en guerre. Les morts violentes sont plus nombreuses chaque jour au Brésil qu’en Irak. 50.000 meurtres par an. Le Brésil est bien en guerre. Une guerre qui ne dit pas son nom, une guerre qui n’intéresse pas les média de la planète et ne sert qu’à faire les gros titres des journaux brésiliens à sensation.&lt;br /&gt;Le trafic de drogue est florissant et très lucratif. Il est facile d’y prendre part : sans éducation, désoeuvrés, les jeunes cèdent à la tentation. Des milices parapolicières, formées de policiers, de pompiers, et de gardiens de prison prétendent expulser les criminels des favelas. Elles contrôleraient déjà une centaine des 650 bidonvilles de Rio de Janeiro. Elles affrontent les gangs de trafiquants, défient les forces de l’ordre et imposent leur loi. Elles deviennent à leur tour une mafia, un pouvoir parallèle. Elles extorquent de l’argent aux favelados, notamment aux petits commerçants installés dans les ruelles tortueuses et aux vendeurs de bombonnes de gaz.&lt;br /&gt;Sortir de cette violence ? La seule issue : l’Education. Un combat, sans violence, que mène essentiellement la femme brésilienne.&lt;br /&gt;En attendant Godot…, carnaval et tragédie avancent main dans la main. Quand la mort rôde, et que tout devient incertain, la fuite dans la fête s’intensifie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;Charles Trompette&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La comunidade en résistance&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les enfants de l’école de Tingua viennent de la rue et des favelas. La vie dans la favela est un entre-deux permanent entre la violence et la fête, la joie de vivre et la mort qui peut frapper à tout moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« A l’intérieur même de notre pays, il y a de très nombreux préjugés non seulement sur la vie dans la favela mais également sur tous ceux qui y vivent. Pour la majorité, la favela, c’est la drogue et la violence. Bien sûr, cela est présent mais il y a aussi des gens qui luttent, qui résistent avec un très grand potentiel. » Renata&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La favela est joyeuse et triste à la fois. Il y a des moments où l’on s’amuse dans la rue et les gens des gangs ou la police viennent nous menacer… » Romario&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Même s’il y a de la drogue et de la violence, il y a dans la favela des gens honnêtes, courageux, travailleurs. La police devrait protéger les plus pauvres au lieu de nous assimiler tous à des trafiquants. » Fabio&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dans la favela, il y a beaucoup de violence et de gens qui souffrent. On est toujours en train de lutter pour montrer à tout le monde notre résistance et nos potentialités. » Daniela&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La favela, ce sont des femmes et des hommes qui se battent tous les jours pour avoir de quoi manger le lendemain. C’est la lutte quotidienne du peuple pour vivre décemment. » Cleonis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Malgré la violence, la vie dans la favela est joyeuse et belle. » Deivson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il y a la joie, la tristesse, les difficultés et des barrières à faire tomber. Pour moi la vie dans la favela, c’est la résistance. » Elein&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La favela, c’est la dureté de la vie. Et les mères qui ne savent pas ce qu’elles vont donner à manger à leurs enfants le lendemain. Et malgré ces difficultés, les gens qui vivent là, résistent et luttent pour s’en sortir. » Flapinho&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le processus pédagogique est long, précise Nubia. Il y a en premier lieu une réponse immédiate : l’adolescent commence à prendre goût aux actions que nous proposons et va laisser tomber peu à peu la drogue, les gangs, etc. Puis il y a une deuxième étape, plus longue à se dessiner. Au bout d’un certain temps, ces enfants apprennent à relever la tête. Ce n’est pas seulement une image. Ils ont eu jusqu’alors une vie difficile où, depuis tout petits, ils ont passé leur temps à récupérer les cartons, les détritus. A baisser la tête. Ils la relèvent maintenant et commencent à pouvoir parler en regardant les gens dans les yeux : ils se projettent vers le futur. Enfin, il y a les plus anciens qui deviennent à leur tour des formateurs, des professeurs. Ils deviennent des « passeurs », au sens où ils vont retransmettre ce qu’ils ont appris. Mais l’objectif le plus immédiat et concret reste dans la plupart des cas la préservation de la vie, car la mort est toujours très proche dans le milieu où ils vivent. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un autre Brésil : la ferme la plus grande du monde.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle est cette ligne sur la carte du Brésil qui, chaque année se déplace vers les quatre points cardinaux ? C’est la ferme la plus grande du monde, et qui continue à grandir. Cette progression a quelque chose de militaire. On dirait une armée en marche, poussée par toute une nation. Et la frontière, cette frontière perpétuellement nouvelle, devient front lorsque les pionniers défricheurs arrivent à l’extrémité de la savane et commencent à s’attaquer aux grands arbres. La forêt amazonienne est la première réserve de biodiversité de la planète (le cinquième des espèces de plantes, le cinquième des espèces d’oiseaux, le dixième des espèces de mammifères). Et, plus vaste forêt du monde, elle freine les progrès de l’effet de serre. Dans ces conditions, à qui appartient la forêt amazonienne, richesse essentielle à la survie générale de l’humanité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Terre Humaine&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Le droit de l’enfant c’est d’être un homme ; ce qui fait l’homme, c’est la lumière ; ce qui fait la lumière, c’est l’instruction. Donc le droit de l’enfant, c’est l’instruction gratuite obligatoire. »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Victor Hugo. 1849&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-5211626539657599827?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/5211626539657599827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/5211626539657599827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2007/03/le-brsil-est-en-guerre-et-dans-ton-pays.html' title='TH MARS 2007 : LE BRESIL EST EN GUERRE'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rf5EmvRHxKI/AAAAAAAAAAk/66VmtUeU9cc/s72-c/FL000034.JPG' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-1720152327077518025</id><published>2007-03-19T09:01:00.000+01:00</published><updated>2007-03-19T09:04:15.206+01:00</updated><title type='text'>TH FEVRIER 2007</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rf5D9fRHxJI/AAAAAAAAAAc/7GM2MRaCfGg/s1600-h/FH000012.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5043543356345926802" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rf5D9fRHxJI/AAAAAAAAAAc/7GM2MRaCfGg/s320/FH000012.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Urgence&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1972, le premier rapport du Club de Rome, réalisé par le Massachusetts Institute of Technology intitulé « Halte à la croissance ? » pointait les dangers écologiques de la croissance économique et démographique. Aujourd’hui, après Malthus (1798), Ricardo (1817), Sico Mansholt et Bertrand de Jouvenel (au XXe siècle), nombreux sont les esprits à prôner une politique de décroissance soutenable.&lt;br /&gt;Est-ce la renaissance d’une utopie ? Les hommes peuvent-ils continuer encore longtemps à polluer l’atmosphère, à abattre les arbres, à pomper le pétrole, à détourner les fleuves sans mettre en péril leur existence même ? Le monde occidental parait s’éveiller à ces questions qu’il a trop longtemps refusé de se poser. L’histoire de l’humanité nous montre comment des civilisations qui se croyaient éternelles ont disparu pour n’avoir pas su respecter l’environnement.&lt;br /&gt;Alors pour faire face à la menace, le monde occidental a inventé le développement durable qui concilie croissance et protection de l’environnement. Mais la croissance propre, la croissance soutenable, comme le développement durable, sont des oxymores, c'est-à-dire une juxtaposition de deux mots contradictoires. Le responsable du développement durable n’est pas là pour nous sauver la planète, mais pour faire en sorte que l’entreprise respecte les nouvelles normes de qualité et d’environnement. Et pour éviter les conflits sociaux ou les polémiques avec les consommateurs. Au moins avec le développement non durable et insoutenable, on pouvait conserver l’espoir que ce processus mortifère aurait une fin, victime de ses contradictions, de ses échecs, de son caractère insupportable et du fait de l’épuisement des ressources naturelles.&lt;br /&gt;On ne peut plus nier la fonte des glaces polaires, des sols gelés du Groenland ou celle des neiges éternelles du Kilimandjaro, ni la hausse du taux de gaz carbonique dans l’atmosphère, l’épuisement des réserves de pétrole, la disparition de milliers d’espèces, la pollution des sols et des fleuves. Ni que la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique a atteint une épaisseur minimale record. Et voici les premiers « réfugiés climatiques » qui se mettent en marche, fuyant la sécheresse grandissante, la montée des eaux, la pollution des puits, le sol dégelé qui se dérobe sous leurs maisons.&lt;br /&gt;Le citoyen de la planète doit définir les voies par lesquelles il peut d’ores et déjà peser, afin que, dans un avenir que nous écrirons tous, le monde soit durable et moins inéquitable aux pauvres et démunis.&lt;br /&gt;Il est urgent d’arrêter la croissance qui détruit. Il est urgent de ne plus croire à l’illusion du développement durable. Il est urgent de ne plus continuer comme maintenant.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;Charles Trompette &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Petite enfance et école publique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L’école publique a beau avoir multiplié ses effectifs, elle est devenue quasiment impuissante devant le phénomène qui cause l’inégalité la plus massive : les enfants de familles pauvres ont moins de chances de grimper l’échelle sociale que les enfants de familles riches. Un économiste danois nous confirme que tout se joue dans la petite enfance, quand se déterminent les « capacités » des enfants. C’est là qu’il faut agir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pauvres enfants de la patrie…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Vivre avec moins de 700 euros par mois, c’est le sort de 7 millions de personnes en France. (En Afrique, la moitié de la population vit avec moins de 365 euros par an.) Les plus fragilisés ? Les enfants. Deux millions d’enfants pauvres en France ! Un chiffre qui risque d’augmenter encore. Par ailleurs, beaucoup de gens vivent autour de ce seuil dans « un halo de pauvreté ». La pauvreté s’est féminisée. 80% des travailleurs pauvres, avec un emploi à temps partiel subi, sont des femmes. Elles vivent souvent dans un foyer monoparental. La pauvreté laborieuse du XIXe siècle est revenue et croise la pauvreté liée au chômage. La plupart des enfants vivent en milieu urbain. Leur pauvreté ne se voit pas forcément. Ils ont autant de dignité que les adultes, donc ils vont cacher leur état, vouloir être comme les autres. Ces enfants sont ceux de la femme de ménage qui nettoie les bureaux, ceux de la caissière qui vous rend la monnaie. Des gens qu’on côtoie tous les jours sans savoir que leurs conditions de vie sont extrêmement difficiles.&lt;br /&gt;La famille d’un enfant pauvre a entre 5 à 10 euros par jour et par personne pour se nourrir, se déplacer, se vêtir… Les gens qui fréquentent les Restos du Cœur sont de plus en plus nombreux. Ils ne crèvent pas de faim, on ne meurt plus de faim en France. Mais un colis alimentaire permet d’économiser quelques euros pour une autre dépense : pour ces enfants, remplacer un compas cassé, acheter un livre peut être un énorme problème.&lt;br /&gt;Les enfants pauvres ont autant de risques que les autres enfants d’avoir besoin de lunettes mais moins de chances d’en acheter. Autant de réticences que les autres enfants à se laver les dents mais leurs caries ont moins de chances d’être soignées… Il y a aussi des troubles spécifiques : le saturnisme, les maladies dues à une mauvaise alimentation, les mauvais traitements qui existent dans tous les milieux mais qui sont exacerbés par la misère.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Enfant : le droit à la parole&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’enfance, pour nous, c’était l’attendrissement, l’avenir, l’innocence, c’était le fameux « cercle de famille » du père Hugo, qui « applaudit à grands cris » la chère tête blonde.&lt;br /&gt;Mais l’idylle s’est évanouie. Dans nos régions prétendues développées, bien des enfants, abandonnés à eux-mêmes, sont à la dérive : petits délinquants et petites victimes. Mais dans les pays qu’on dit pudiquement « en voie de développement », c’est la catastrophe. Des millions d’enfants sont affamés, malades, atteints dans leur chair et dans leur esprit, transformés en bagnards pour que survivent des économies de misère, plongés dans la délinquance et la prostitution, aliénés de leur enfance même, ce temps qui devrait être celui de l’insouciance heureuse. Les millions d’enfants du tiers et du quart-monde nous accusent. Mais ils nous accusent en silence et, curieusement, leur nom en français le dit tout net. Infans, passé du latin dans l’ancienne langue, ce n’est pas « le jeune », « le petit ou la petite », ni « l’innocent », qui veut dire « celui qui est incapable de nuire », non, c’est « celui qui ne parle pas ». In- négatif, et fans, du verbe fari, « parler ». L’infans, à l’origine, c’est celui qui ne parle pas encore.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, l’enfant parle, mais on dirait que le mot se venge : oui, les enfants du monde entier savent parler, en une multitude de langues, mais ils ont rarement droit à la parole.&lt;br /&gt;L’école, parfois, donne la parole aux enfants, mais ceux dont il est question ne vont pas à l’école. Epuisés, malades, ils ne peuvent que gémir et pleurer ; enrôlés de force par la guerre, ils hurlent, ils meurent, parfois, ils tuent, en riant ; ou bien, écrasés de travail, ils se taisent.&lt;br /&gt;Pour une fois que la loi du silence est brisée, vous m’excuserez si mon petit droit à la parole prend la forme d’un coup de gueule. Donnons la parole à l’infans, pour qu’il redécouvre l’enfance.&lt;br /&gt;Alain Rey&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Terre Humaine&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Réveille-toi avec la lumière dans les yeux.&lt;br /&gt;Dis les choses avec la lumière dans les livres.&lt;br /&gt;Marche vers le monde avec tout la lumière du passé.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Fabricio Estrada&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-1720152327077518025?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/1720152327077518025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/1720152327077518025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2007/03/th-fevrier-2007.html' title='TH FEVRIER 2007'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rf5D9fRHxJI/AAAAAAAAAAc/7GM2MRaCfGg/s72-c/FH000012.JPG' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-3462513906069450328</id><published>2007-03-19T08:58:00.000+01:00</published><updated>2007-03-19T09:01:18.038+01:00</updated><title type='text'>TH JANVIER 2007</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rf5DRvRHxII/AAAAAAAAAAU/Nb_Ush68XT8/s1600-h/FH000026.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5043542604726649986" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rf5DRvRHxII/AAAAAAAAAAU/Nb_Ush68XT8/s320/FH000026.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Migration : l’exil ou la mort.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n’interrompt le flux des réfugiés qui errent dans les rues de Calais et qui finissent par s’infiltrer dans un ferry pour la Grande-Bretagne : ni les arrestations musclées ni la destruction des abris par les bulldozers encadrés de CRS.&lt;br /&gt;Rien n’arrête les milliers d’Africains qui quittent leur pays pour rejoindre l’Europe. Beaucoup disparaissent en mer ou meurent dans le désert. « Mieux vaut mourir que rester pauvre toute sa vie. »&lt;br /&gt;Elles sont chaque année 100 millions à tenter leur chance à l’étranger. Les femmes représentent désormais la moitié des migrants du monde.&lt;br /&gt;Une fois parties, les femmes font vivre des familles entières grâce aux fonds qu’elles font parvenir à leurs proches restés au pays. Des 230 milliards de dollars envoyés en 2005, elles en assument une grande part. Elles envoient une plus forte proportion de leurs gains que les hommes. Cet argent sert à nourrir des ventres affamés, à habiller et à éduquer des enfants, à fournir des soins de santé, à améliorer le niveau de vie des êtres chers qu’elles ont laissés derrière elles.&lt;br /&gt;La migration des femmes, dont beaucoup ont été formées à des métiers sanitaires et sociaux, pèse lourdement sur les pays d’origine. Le départ massif d’infirmières, de sages-femmes et de médecins des pays pauvres vers les pays riches est l’un des problèmes les plus difficiles que pose aujourd’hui la migration internationale. En 2003, 85% des infirmières philippines travaillaient à l’étranger.&lt;br /&gt;Pour l’Afrique, qui vacille sous le poids des maladies infectieuses, cet exode est un véritable drame : tous les ans, 20.000 infirmières et médecins formés à grands frais par les pays africains quittent leur région natale.&lt;br /&gt;Combien d’êtres humaines échouent dans des ghettos aux portes de la paradisiaque Europe, combien meurent dans le désert, combien disparaissent dans les flots pour satisfaire un rêve de liberté, nourrir une famille ? Qui leur dira qu’il n’y a rien, derrière le miroir, qu’humiliation et pauvreté ? Quand cessera cette hémorragie qui vide le Tiers-Monde de ses forces vives pour gonfler les rangs des clandestins en Europe et les poches des mafias et des exploiteurs ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Trompette &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Hans Küng : l’autre cerveau de l’Eglise&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dialogue des religions est devenu sa drogue. C’est, pour lui, le radeau de survie de l’humanité. Küng est régulièrement à Berlin, Moscou, Téhéran, Riyad, New York, Pékin, Séoul, Mexico, pour développer son projet d’ethos planétaire, ses applications à la science, à l’armement, à la technologie, aux religions. Il est sévère avec les trois monothéismes également rivés au « paradigme médiéval » : le catholicisme avec sa papauté et son système clérical ; le judaïsme orthodoxe avec son étroit système rabbinique ; l’islam avec sa charia. Le monde ira mieux quand ces religions auront atteint le « paradigme de l’âge moderne ». C’est possible, plaide Küng, qui cite les grandes réconciliations de l’histoire – France et Allemagne, Afrique du Sud – et les nouveaux prophètes : Gandhi, Luther King, Tutu, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L’intérieur de la nuit&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;De son point de vue, la vie entière des Africains se passait à échapper à la mort. Ils ne semblaient même pas se rendre compte qu’elle les environnait. Elle était dans les cours d’eau au fond desquels proliféraient des vers. Ces derniers causaient des ulcères qui rongeaient les chairs des enfants. Elle était dans l’eau de boisson, dans les mares qui stagnaient aux abords des habitations, envoyant des nuées de moustiques couvrir le monde à la nuit tombée. La mort était partout dans l’ignorance des populations. La mort avait fait de l’Afrique son royaume. Il suffisait de voir les nuées de mouches qui couvraient de leur ombre des territoires entiers pour n’en pas douter, la mouche étant gardienne de la mort. Elle s’incarnait dans les chefs. Elle prenait forme humaine, tenait le chasse-mouches, arborait la chéchia en peau de panthère, et sévissait tout son soûl.&lt;br /&gt;Tuer le père n’était pas envisageable dans ces parages, et les patriarches jouissaient du pouvoir suprême. C’était pour cela qu’ils étaient tous prêts à tout. Pour tenir dans leurs mains la puissance de celui qui dirait la loi. Celui que nul ne jugerait jamais. Père de la nation. Père de la révolution. Père fondateur. Grand libérateur. Celui qui jadis se déplaçait à dos d’hommes et qui disposait désormais de berlines climatisées et d’un avion personnel. Celui dont les serviteurs étaient jadis enterrés vivants et qui faisait aujourd’hui vivre son peuple dans les souterrains du manque et de l’obscurantisme.&lt;br /&gt;Léonora Miano&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les mères meilleures que les pères&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Quand les femmes ont droit à la parole, la part du budget consacré à la santé et à l’éducation augmente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une enquête menée dans trois régions du monde (Amérique latine/Caraïbes, Asie du Sud et Afrique subsaharienne) établit un lien très clair entre la nourriture dont disposent les enfants et le pouvoir de décision des mères. Les chercheurs ont calculé que si les hommes, en Asie du Sud, partageaient avec leur épouse le pouvoir de décision économique, le nombre d’enfants de moins de 3 ans sous-alimentés pourrait être réduit de 13%, soit 13,4 millions d’enfants.&lt;br /&gt;Le pouvoir aux femmes ? L’économiste Muhammad Yunus, qui vient de se voir attribuer le prix Nobel de la paix, a déjà mis cette thèse en application : parmi les habitants du Bangladesh auxquels sa banque, la Grameen Banck, a prêté de l’argent, 96% sont des femmes car, dit-il, « les femmes ont un meilleur comportement économique. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Terre Humaine&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Bénis soient ceux qui disent non, car le royaume de la terre devrait leur appartenir. Le royaume de la terre appartient à ceux qui ont le talent de mettre le « non » au service du « oui ».&lt;br /&gt;José Saramago&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Vœux pour 2007&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Rends-moi plus opulent dans le don pour égaler de ce qui est fécond, pour que le cœur et la pensée deviennent vastes comme le monde ! Et que toutes ces activités ne parviennent pas à me fatiguer. Que les grandes prodigalités viennent de moi sans jamais s’épuiser.&lt;br /&gt;Tels sont pour vous les vœux de Gabriela Mistral et de l’équipe de Terre Humaine pour 2007.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-3462513906069450328?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/3462513906069450328'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/3462513906069450328'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2007/03/th-janvier-2007.html' title='TH JANVIER 2007'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rf5DRvRHxII/AAAAAAAAAAU/Nb_Ush68XT8/s72-c/FH000026.JPG' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-5106991311676353481</id><published>2007-03-19T08:52:00.000+01:00</published><updated>2007-03-19T08:58:18.943+01:00</updated><title type='text'>TH NOVEMBRE/DECEMBRE 2006</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rf5Cj_RHxHI/AAAAAAAAAAM/4BFQDZM3HSI/s1600-h/FH000022.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5043541818747634802" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rf5Cj_RHxHI/AAAAAAAAAAM/4BFQDZM3HSI/s320/FH000022.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;ADEQUATION&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand un lycée décide de collecter des livres usagés, de les envoyer dans un pays dont le français n’est plus depuis fort longtemps la langue officielle…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand un fonctionnaire de l’Unesco conseille à des étudiants de Sciences-Po en France d’envoyer au Mali de vieux exemplaires d’un journal local…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand une municipalité récupère les vieux vélos, les répare, et les envoie annuellement au Burkina-Faso…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand une autre y expédie ses autobus hors d’usage…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand une région prétend aider l’Afrique en y envoyant de jeunes volontaires « pour mener des actions porteuses de changement social et de développement durable »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… alors que, par milliers, les Africains, les plus dynamiques, quittent leurs contrées, viennent en clandestin travailler en Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour un véritable développement, il serait plutôt souhaitable que cette région qui alloue 12.000 euros par an et par jeune volontaire français consacre cette somme à financer les salaires de professeurs africains : ceux-ci sont plus adaptés à la réalité que ceux-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, il y a plus de médecins béninois qui exercent en Ile-de-France qu’au Bénin. Ils ont été formés dans leur pays et soignent les malades français. C’est ce que certains appellent l’immigration choisie. Vingt mille professionnels de la santé émigrent chaque année du continent africain vers l’Europe ou l’Amérique du Nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est de toute première urgence que nous n’envisagions plus la coopération avec les pays du Tiers Monde en fonction de nos déchets, rebuts à évacuer, de nos besoins d’aventure et d’exotisme, mais que notre aide massive soit en adéquation, avec les véritables nécessités des peuples de la faim : formation, santé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il importe que cette aide soit massive et que les éternelles promesses soient un jour tenues. Le 2 octobre 1970, les pays riches s’étaient engagés à consacrer 0,70% de leur PIB à l’aide au Tiers-Monde. En 2006, ils n’en versent que 0,22%.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;br /&gt;Charles Trompette &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Quand les femmes auront disparu&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;100.000.000 femmes manquent en Asie. 36.000.000 en Inde, au moins autant en Chine et plusieurs millions d’autres dans le reste de l’Asie. Au regard du nombre d’habitants sur terre (6,5 milliards), cette brèche démographique peut apparaître mineure. Pourtant, c’est comme si un pays comme le Mexique avait été presque entièrement vidé de ses habitants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« Naître fille en Inde est une malédiction ; aujourd’hui, c’est presque un miracle. »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui encore, en Inde on élimine, à la naissance les « indésirables », les bébés de sexe féminin. Dans ce pays, depuis toujours la préférence va aux garçons. Seul un garçon garantit la pérennité du nom et des biens de la famille et soutient ses parents dans les vieux jours. Une fille est un être sans valeur, dont la naissance est vécue comme une honte. Elle est aussi celle pour qui il faut payer la dot, une coutume ruineuse. Officiellement interdite depuis 1961, la dot a toujours cours, notamment au sein des classes moyennes où un mariage peut coûter jusqu’à 28.000 euros alors que le salaire mensuel moyen n’est que de 160 euros. C’est pourquoi dès leur naissance, les filles font l’objet de moins d’attentions : elles sont moins nourries et moins soignées que les garçons d’où leur taux de mortalité infantile anormalement élevé.&lt;br /&gt;Jugées inutiles, certaines de ces petites filles sont aussi vendues par leur famille à des exploiteurs de main-d’œuvre enfantine, voire à des réseaux de prostitution. La presse locale évoque régulièrement des faits divers comme des fillettes cédées en remboursement d’une dette ou contre de la nourriture. Dans l’Etat indien de l’Orissa, une fillette a été vendue par son père contre quatre kilos de riz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« Elever une fille revient à arroser le jardin du voisin, ça ne sert à rien »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Puisqu’elles ne servent à rien, pourquoi les envoyer à l’école ? Inutile de payer des fournitures scolaires car ce qu’elles apprendront ne profitera pas aux siens, mais à sa future belle-famille, ainsi raisonne la société indienne.&lt;br /&gt;Par conséquent, l’Asie compte un grand nombre de femmes analphabètes, ce qui les rend dépendantes des hommes. Elles ne peuvent travailler, faire des démarches ou voyager seules et encore moins revendiquer leur autonomie. Maintenir les femmes dans l’analphabétisme est un des outils du patriarcat. Maintenir les femmes dans la pauvreté est un autre moyen de les dominer.&lt;br /&gt;Les femmes ont été élevées dans une telle situation d’infériorité que ce sont souvent elles qui défendent le plus ardemment la sélection des naissances. Pour elles, avoir un garçon est le seul moyen d’acquérir le respect de leur mari et de leur entourage. « Si, une mère ne tue pas sa fille qui vient de naître, elle devient l’étrangère, elle est exclue de la communauté », explique le docteur Chezhian.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« Payez 500 roupies aujourd’hui, vous n’aurez pas à payer 50.000 demain. »&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Le récent développement de l’échographie accentue encore le phénomène. La loi interdisant la sélection des naissances a été promulguée il y a dix ans, mais elle reste mal appliquée. En fait, l’ensemble de la société est complice parce qu’elle est unanime sur le fait qu’élever une fille est une perte. L’avortement sélectif est devenu un marché clandestin, et très lucratif : il y a 6 millions d’avortements par an en Inde, et 90% sont effectués sur des fœtus féminins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« Bachelor village »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Au Pakistan voisin, pays où un tiers de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté, ce ne sont pas les coutumes ou les croyances qui conduisent les mères à tuer leurs enfants, c’est la misère. Ici, les nouveaux-nés de sexe féminin ne sont pas empoisonnés mais tout simplement jetés dans les décharges.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, on parle de « bachelor village », des villages de célibataires. Arif a trois frères, tous les quatre ont plus de 25 ans. Un seul a trouvé une femme qui lui a donné un enfant… un fils. Arif et ses frères ne trouveront plus de femmes, à moins de partir en acheter une dans une autre région. Pour s’occuper, les hommes du village se rassemblent dans les cafés, regardent, songeurs, à la télévision, les clips vidéos où les stars de Bollywood prônent les joies de l’amour, tandis qu’eux, attendent, jouent, tombent dans l’alcool et la violence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Chine, la politique de l’enfant unique a aussi eu pour conséquence l’élimination massive des petites filles. Ici, comme en Inde, l’avortement clandestin a désormais supplanté l’infanticide. D’ici quinze ans, la Chine devra gérer plus de 40 millions de célibataires qui ne trouveront jamais de femme pour fonder une famille… parce qu’elles ne seront pas nées. Ce pan de la société sera peut-être marginalisé ou enclin à plus de violence : à vrai dire, le comportement de ces laissés-pour-compte du mariage reste pour le moment assez imprévisible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Terre Humaine&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Aujourd’hui, ma préoccupation principale est de donner aux autres ce que l’on m’a donné : l’accès à l’éducation et à l’autonomie. Je n’ai aucun mérite à faire ce que je fais. C’est quelque chose que je ressens profondément en moi. Je dois le faire, c’est tout. »&lt;br /&gt;Graça Machel, épouse de Nelson Mandela&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-5106991311676353481?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/5106991311676353481'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/5106991311676353481'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2007/03/th-novembredecembre-2006.html' title='TH NOVEMBRE/DECEMBRE 2006'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_4CJWcla6Fy0/Rf5Cj_RHxHI/AAAAAAAAAAM/4BFQDZM3HSI/s72-c/FH000022.JPG' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-116141530748065799</id><published>2006-10-21T09:20:00.000+02:00</published><updated>2006-10-21T09:21:47.493+02:00</updated><title type='text'>DOM FRAGOGO S'EST ETEINT...</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Dom Fragoso s’est éteint…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Dom Antonio Batista Fragoso, évêque de Crateus dans le Nordeste du Brésil est bien connu des membres de l’association Terre Humaine et des lecteurs de la revue éponyme. Lors de ses nombreuses visites en Europe et notamment au Vatican, Dom Fragoso avait séjourné en Lorraine dans les années 80. Il avait tenu une conférence dans les grands salons de l’Hôtel de la Ville de Metz, trop étroits ce jour-là, en présence de Monseigneur Pierre Raffin. Il avait expliqué comment et pourquoi il avait refusé les dons d’un riche diocèse allemand qui transformaient les pauvres brésiliens en mendiants. Le jour où il a reçu la charge du peuple de Crateus, il disait : « Je ne veux pas être le Prince de l’Eglise, un « Excelentissimo Senhor », un constructeur de civilisation, mais je veux être, sur cette terre, un humble serviteur de ce peuple. Je serai heureux quand je verrai le peuple de Crateus prendre sur ses propres épaules le destin de sa terre. » Il n’avait jamais habité le majestueux palais épiscopal de son diocèse mais résidait dans une maison confortable. Il confiait à Charles Trompette venu connaître la réalité du peuple du Nordeste : « Les pauvres ne comprennent pas ces missionnaires qui choisissent de vivre dans les favelas, dans la misère. Pour eux, la misère, c’est l’enfer, ils veulent en sortir. Nul besoin de magnifier les conditions de vie infra-humaines. » Dom Fragoso était, comme Dom Helder Camara, un de ces pères conciliaires (Vatican II) qui ont impulsé l’ouverture de l’Eglise sur le monde contemporain. Dom Fragoso, lors de son séjour en Lorraine, résida à Cutting, où il a tenu à célébrer l’eucharistie dans la chapelle de la maison natale de Jean Martin Moye rappelant que l’éducation est la condition sine qua non de libération des pauvres ; il a également voulu rencontrer les chrétiens du secteur, lors d’un petit-déjeuner pris chez Alain et Agnès Romain. Dom Fragoso parlait couramment français. Depuis lors, il n’a cessé d’entretenir une correspondance régulière avec « Terre Humaine », soutenant les initiatives de l’association, l’interrogeant sur ses choix, approfondissant avec elle la réflexion sur les relations Nord-Sud ; aucun lien financier ne liant l’association au diocèse de Crateus. « Nous venons de perdre, confie Charles Trompette, non seulement un ami, mais un véritable pasteur qui avait fait le choix évangélique des pauvres et savait nous interpeller. »&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-116141530748065799?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/116141530748065799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/116141530748065799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/10/dom-fragogo-sest-eteint.html' title='DOM FRAGOGO S&apos;EST ETEINT...'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-116024555422845206</id><published>2006-10-07T20:22:00.000+02:00</published><updated>2006-10-07T20:25:54.243+02:00</updated><title type='text'>TH OCTOBRE 2006 : ACCUEIL</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/Photo-Madagascar%20012.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/Photo-Madagascar%20012.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;ACCUEIL&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai honte. J’ai honte de l’accueil que mes compatriotes réservent aux étrangers arrivés en France. Je pourrai ici conter de nombreuses anecdotes. Mais je préfère parler de l’accueil reçu en Chine, au Viet Nam, en Inde, à Madagascar, en Afrique, au Brésil, au Pérou, en Bolivie, en Equateur… Là-bas, les gens riches ou pauvres, vous accueillent. Jamais je n’ai dû apporter mon repas dans une maison. Les plus pauvres vous réservent un accueil royal ; et pour ce faire, ils se privent, ils empruntent, ils s’endettent ; alors que nous, lorsque nous les accueillons nous partageons notre superflu. Nulle privation. Et si vous voulez les dédommager de leur accueil festif par quelque menue monnaie (la leur ayant une valeur dérisoire face à l’euro), vous les humiliez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous, lorsqu’ils arrivent, nous rejetons l’ami avec lequel ils sont arrivés parce qu’il n’était pas annoncé ; et nous, lorsqu’ils arrivent, nous comptons, nous limitons les frais, nous leur demandons d’apporter leur repas. Honte. J’ai honte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains poussent le vice jusqu’à nous empêcher de bien accueillir l’étranger, puis à vous le reprocher. Riches ou pauvres, là-bas, ils ont la culture de l’hospitalité. L’accueil de l’autre, l’accueil de l’étranger, ici, ce serait le début du partage des richesses du village-planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait multiplier à l’infini les exemples de rejet de l’étranger. Parmi les 7883 spectateurs qui ont assisté au match France-Italie le 6 septembre dernier, soixante-dix, invités par Lilian Thuram et Patrick Vieira, faisaient partie des ex-squatteurs de Cachan. Yves Jégo, député, proche de Nicolas Sarkozy, a affirmé : « On peut être un grand sportif et se révéler un piètre individu sur le terrain politique. » Lilian Thuram s’est étonné : « Ah, ce ne sont pas les bonnes personnes à inviter ? » Ce geste honore notre pays et rappelle à bon escient les valeurs républicaines de fraternité et d’égalité.&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Trompette&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Congo&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon l’Organisation des Nations unies, plus d’un milliard de personnes vivent dans les bidonvilles des mégapoles du Sud. Des taudis de Lima aux collines d’ordures de Manille, l’urbanisation, en effet, a été déconnectée de la croissance économique.&lt;br /&gt;Kinshasa est une ville que ses propres habitants décrivent universellement comme « un cadavre, une épave » ou qu’ils surnomment « Kin-la-poubelle ». On estime aujourd’hui, que moins de 5% des habitants de Kinshasa ont un salaire régulier. Les résidents survivent grâce à leurs potagers, omniprésents et grâce à leur débrouillardise ils achètent, revendent, trafiquent et marchandent.&lt;br /&gt;Que signifie une ville d’une population estimée à 6 millions d’habitants dans laquelle il n’y a pour ainsi dire aucune circulation automobile ni aucun transport public pour la simple raison qu’il est très souvent impossible de trouver la moindre goutte d’essence pendant des semaines, voire des mois ? Pourquoi continuer à entretenir la convention sociale qui pousse à appeler « argent » un billet de banque lorsque l’on est quotidiennement confronté au fait que ce n’est qu’un bout de papier sans valeur ? A quoi bon distinguer le formel et l’informel ou l’économie parallèle lorsque l’informel est devenu la norme et que le formel a pratiquement cessé d’exister ?&lt;br /&gt;Les Kinois vivent leur cité de ruines avec un indéfectible sens de l’humour, mais même l’ironie bravache finit par céder devant le caractère sinistre du terrain social : le revenu moyen est tombé à moins de 100 dollars par an ; les deux tiers de la population souffrent de malnutrition ; la classe moyenne a disparu ; et un adulte sur cinq est séropositif. Les trois quarts des habitants sont trop pauvres pour avoir accès aux soins et doivent s’en remettre à des guérisseurs pentecôtistes ou à des marabouts.&lt;br /&gt;Comme le reste du Congo-Kinshasa, la capitale a été saccagée par un ouragan parfait de kleptocratie, de géopolitique de la guerre froide, d’ajustements structurels et de guerre civile chronique. La dictature de Mobutu, qui a méthodiquement pillé le Congo pendant trente-deux ans, était la créature de Frankenstein créée et soutenue par Washington, le FMI (Fonds monétaire international) et la Banque mondiale, avec la complicité du Quai d’Orsay.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mobutu fut enfin renversé en 1997. Cette « libération », cependant, ne déboucha que sur des interventions étrangères et sur une interminable guerre civile dont l’agence Usaid estima le nombre de victimes à 3 millions (pour la plupart mortes de faim ou de maladie) en 2004. La rapine commise par les armées en maraude dans l’est du Congo – rappelant des scènes de la guerre de Trente Ans en Europe – entraîna de nouveaux afflux de réfugiés dans les bidonvilles déjà surpeuplés de Kinshasa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à la mort de la cité formelle et de ses institutions, les Kinois ordinaires – et surtout les mères et les grand-mères – se battirent pour leur survie en « villagisant » Kinshasa : ils rétablirent l’agriculture de subsistance et les formes traditionnelles d’entraide rurale. Chaque mètre carré de terre libre – rubans de séparation des voies d’autoroutes compris – fut mis à profit pour la culture du manioc, tandis que les femmes qui ne possédaient aucun bout de terrain, les mamas miteke, partirent glaner des racines et des fruits dans la brousse. Après les effondrements successifs du monde du travail puis de l’univers fantasmatique des jeux d’argent, les gens s’en remirent à la magie villageoise et aux cultes prophétiques. Ils cherchèrent à se guérir de la « maladie des Blancs », « yimbeefu kya mboonu » : la maladie mortelle de l’argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Terre Humaine&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« Nous sommes suspendus entre solitude et fraternité. Chacun de nos actes vise à rompre notre isolement - notre condition d’orphelin - et à restaurer, fût-ce de façon précaire, notre union avec le monde et avec autrui. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;Octavio Paz&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-116024555422845206?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/116024555422845206'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/116024555422845206'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/10/th-octobre-2006-accueil.html' title='TH OCTOBRE 2006 : ACCUEIL'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-115781966755691857</id><published>2006-09-09T18:31:00.000+02:00</published><updated>2006-09-09T18:34:27.570+02:00</updated><title type='text'>PELERINAGE AU BIENHEUREUX MOYE 2007</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/VIET%20NAM.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/VIET%20NAM.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:georgia;font-size:180%;"&gt;Un pèlerinage tourné vers l’Extrême-Orient&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réunion de préparation du Pèlerinage au Bienheureux Jean Martin Moye 2007 aura lieu mercredi 13 septembre 2006 à 20 heures au presbytère du village. L’an prochain, le pèlerinage sera tourné vers l’Extrême-Orient ; en effet, après l’Inde et Madagascar, les organisateurs du pèlerinage qui, chaque année, réunit des religieuses de tous les continents, ont proposé de faire connaître le travail des filles de la Providence au Viet Nam, au Cambodge, à Taiwan, en Chine, aux Philippines… Parties de Portieux en 1876, six religieuses ont fondé des couvents, des écoles au Viet Nam et au-delà dans d’autres pays d’Asie. Aujourd’hui plus de 500 sœurs vietnamiennes travaillent auprès des plus pauvres non seulement dans leur pays mais également en Europe, en Afrique et en Amérique. Leur fondateur, le Bienheureux Jean Martin Moye, a vécu 10 ans dans la Province du Sichuan. « &lt;em&gt;Dans cette France riche,&lt;/em&gt; déclare Charles Trompette, le maire du village&lt;em&gt;, qui ferme ses portes aux miséreux du monde et expulse les enfants sans-papiers, les sœurs asiatiques offrent l’image d’une mondialisation humaine où les peuples dialoguent et les cultures s’enrichissent mutuellement. Ces pèlerinages et toutes les rencontres (récemment des religieuses d’Equateur, de Colombie, de Belgique et du Congo étaient venues au village) permettent d’échanger pour changer le monde en une terre humaine&lt;/em&gt;. » &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-115781966755691857?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/115781966755691857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/115781966755691857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/09/pelerinage-au-bienheureux-moye-2007.html' title='PELERINAGE AU BIENHEUREUX MOYE 2007'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-115730710262440210</id><published>2006-09-03T20:07:00.000+02:00</published><updated>2006-09-03T20:13:01.430+02:00</updated><title type='text'>TH SEPTEMBRE 2006 : PARTAGE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/FH000017.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/FH000017.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;PARTAGE&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;De l’aéroport de Roissy une religieuse africaine me téléphonait, avant de repartir dans son pays, et me glissait dans la conversation : « Les français méprisent les Noirs. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Stéphane Hessel, ambassadeur de France, analysant les situations de Saint-Bernard (août 1996, 6 heures du matin, 1500 gendarmes mobiles et CRS évacuaient de force 300 sans-papiers qui occupaient l’église Saint-Bernard à Paris pour réclamer leur régularisation) et de Cachan (17 août 2006, 6 heures du matin : les forces de l’ordre évacuaient manu militari 508 personnes d’une ancienne résidence universitaire à Cachan, considérée comme le plus grand squat de France) retrouve dans les deux cas « le même mépris du gouvernement face aux immigrés. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Youssouf Toumkara, ancien de Saint-Bernard regrette : « On a fait une terrible erreur en 1996. Nous avions pensé que la lutte des sans-papiers se gagnerait avec des arguments humanitaires » tels que la scolarisation des enfants, les soins médicaux… « La lutte n’est pas humanitaire mais politique. Nous aurions dû dénoncer davantage l’arbitraire et le mépris que connaissent les travailleurs immigrés. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le douloureux feuilleton des familles de sans-papiers, Monsieur Nicolas Sarkozy fait de la petite politique avec la vie de gens travaillant dur pour s’insérer en France, victimes plus que coupables de leur situation. Sous la pression, il doit régulariser des familles dont les enfants sont scolarisés ? Alors il équilibre la concession et fait évacuer un squat à Cachan. Ceux-là sont des pions dans une stratégie médiatique ? Tant pis pour eux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut régulariser tous les sans-papiers en leur accordant un titre de séjour de dix ans. L’Italie a régularisé 700.000 étrangers en 2003 et l’Espagne 600.000 en 2005. La France, patrie des Droits de l’Homme ne peut-elle pas accueillir dignement les 30.000 familles de sans papiers dont les enfants sont scolarisés ?&lt;br /&gt;Nous vivons dans une Europe riche, très riche ; rien n’arrêtera l’océan des miséreux, ni mur, ni charter, ni loi… La planète est devenue, depuis longtemps, un village ; il est temps de commencer à partager la richesse entre tous les villageois.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Charles Trompette&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Afghanistan : l’école interdite aux filles&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Bien que ses élèves soient en vacances d’été, Nazirullah, le principal de la section des filles de l’école primaire de Mashakrel, est revenu dans sa classe pour consigner les résultats des examens de fin d’année. Accroupi à même le sol au milieu des papiers brûlés et des murs noircis, il s’applique à reporter les notes. Il y a deux mois, des hommes masqués sympathisant des talibans ont mis le feu à cette école qui accueille 760 enfants, des garçons le matin, des filles l’après-midi. Ils ont brisé les vitres, arraché les portes et les tableaux noirs puis mis le feu aux bâtiments. Sur le sol, on a retrouvé des tracts de mise en garde : les talibans pyromanes promettaient de défigurer les professeurs qui continueraient à faire la classe aux filles.&lt;br /&gt;Cette école fait partie des trois cents qui, dans les six derniers mois, ont été attaquées par les talibans. Car même s’ils ont été chassés du pouvoir à Kaboul, les intégristes sont manifestement restés fidèles à leurs obsessions, parmi lesquelles l’interdiction de l’éducation des filles.&lt;br /&gt;Dans un village de la province de Ghazni, l’instituteur est déjà allé négocier avec les talibans. Pour garantir la sécurité de son école, il s’est engagé à ne pas y accueillir de filles…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;Sara Daniel&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La rue et l’indifférence tuent…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On les appelle pauvres, laissés-pour-compte, indigents, miséreux. Mais qui sont-ils ? De quoi vivent-ils ? Depuis bien avant la Révolution française jusqu’à nos jours, ils sont là. Du paupérisme à l’insécurité sociale, leurs existences restent privées d’une vie digne. Pour quelles raisons ? Absence de travail, salaire trop faible, discrimination, aléas de la vie. Ils souffrent dans leur corps d’une existence dure et précaire. « Vagabond », « tiers état », « prolétaire », « chômeur », l’individu pauvre connaît ces différentes conditions. Face à elles la société apparaît hésitante entre charité et répression, assistance et culpabilisation. L’histoire des gens de peu devient aussi celle des grandes révoltes populaires, des acquis (relatifs) et des progrès (modestes). Mais demeurent toujours l’indifférence, la gêne, quand ce n’est pas la peur, et l’égoïsme collectif. Engrenage de la déshumanisation qui s’achève par la mort des sans domicile fixe sur un trottoir, à l’hôpital, dans un squat, dans un foyer d’hébergement… Sans parler de ceux qui succombent à une mort violente : crise d’épilepsie, écrasé par une voiture, suicide, assassinat. Ou, à, l’inverse, de ceux qui dépriment lentement : épuisement, alcoolisme, problèmes respiratoires, sida, gangrène, cancer, diabète… En France, on meurt toujours de pauvreté. La rue tue, été comme hiver. L’indifférence tue, elle aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Silence autour de ces décès. Comme si la mort des pauvres voulait se faire oublier, se désacraliser. Car les SDF finissent leur vie, pour la plupart, dans une fosse commune sans funérailles, sans âge, sans identité. Ainsi, le vagabond désocialisé jusque dans la mort, ne laisse pas de trace. Or, s’il meurt seul, il meurt dans le seul espace qui lui reste, l’espace public, donc, de manière visible. La société veut effacer ce corps dérangeant nos perceptions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A trop insister sur leur désir de disparaître ou sur leur tendance à l’autodestruction, on risque d’oublier que c’est la société qui voudrait bien les voir disparaître et s’y emploie de mille manières, sans le vouloir évidemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Terre Humaine&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai maints chapitres vus,&lt;br /&gt;Qui pour néant se sont ainsi tenus ;&lt;br /&gt;Chapitres, non de rats, mais chapitres de moines&lt;br /&gt;Voire chapitres de chanoines.&lt;br /&gt;Ne faut-il que délibérer ?&lt;br /&gt;La cour en conseillers foisonne :&lt;br /&gt;Est-il besoin d’exécuter ?&lt;br /&gt;L’on ne rencontre plus personne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Conseil tenu par les rats.&lt;br /&gt;Jean de La Fontaine&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-115730710262440210?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/115730710262440210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/115730710262440210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/09/th-septembre-2006-partage.html' title='TH SEPTEMBRE 2006 : PARTAGE'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-115557234053558199</id><published>2006-08-14T18:15:00.000+02:00</published><updated>2006-08-14T18:19:00.550+02:00</updated><title type='text'>MADAGASCAR. UN ESPOIR : L'EDUCATION</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/FH000029.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/FH000029.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;Un espoir : l’éducation&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles Trompette, fondateur de Terre Humaine, revient de Madagascar où il a assuré une formation en langue et culture françaises et sur la mondialisation pour les postulantes de la Divine Providence de Saint-Jean de Bassel. Il témoigne de l’importance de l’éducation dans la lutte contre la misère. Il sera bientôt de retour sur l’île de Nosy Be pour animer un stage pédagogique pour les professeurs de l’école Jeanne d’Arc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Madagascar est l’un des pays les plus pauvres de la planète. Sur une population de 19 millions d’habitants, 75% vivent en dessous du seuil de pauvreté, contre 40% en 1960. Ce qui signifie que la grande majorité des êtres humains ne dispose pas du minimum nécessaire à l’existence. Et ce sont les paysans qui souffrent le plus de malnutrition. Leur revenu stagne à un niveau très bas en raison de la pression démographique, de la taille des exploitations et de la difficulté d’acheminer les produits sur les marchés. La mortalité infantile est en forte progression. Près d’un enfant sur six meurt avant d’avoir atteint l’âge de 5 ans. Près des trois quarts de la population n’ont pas accès à l’eau potable. La moitié de la population de plus de 15 ans est analphabète. Le taux de scolarisation dans l’enseignement primaire est en baisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 1950, les Sœurs de la Divine Providence de Saint-Jean de Bassel, dont Sœur Victorienne (92 ans) et Sœur Rose Marguerite (87 ans) ont été parmi les pionnières, travaillent au service des plus pauvres dans les domaines de l’éducation et de la santé. Dans la région de Fianarantsoa, elles participent activement à un programme d’alphabétisation des jeunes enfants : le Vozama. L’ONG malgache Vozama (abréviation de Vanjeo ny Zaza Malagasy qui signifie « Sauvons les enfants malgaches ») poursuit quatre objectifs principaux : 1. Alphabétiser les enfants non scolarisés pour les mettre dans un délai de deux ans sur le chemin de l’école. 2. Assurer leur suivi jusqu’à la fin de l’école primaire. 3. Sensibiliser les parents à l’importance de l’éducation, leur implication étant la clé de la réussite 4. Former ces adultes à devenir acteurs de leur développement. Vozama a été créée en 1995 par le Père jésuite André Boltz, missionnaire à Madagascar depuis plus de 35 ans qui déclarait : « Ni les milliards de devises, ni la multiplication des bacs et des doctorats, ni le matériel sophistiqué, ni les techniciens capables et dévoués ne sauraient tirer Madagascar de sa pauvreté si le pays continue à multiplier par million ses illettrés. » Vozama travaille quotidiennement au développement de la Grande Ile. Ses formations visent aussi bien l’enfant que ses parents. Par son étroite collaboration avec les communes, les Eglises et les écoles, elle crée autour d’elle un terrain favorable au développement. Elle permet tous les ans à 11.000 enfants âgés de 5 à 10 ans d’apprendre à lire et à écrire dans le poste d’alphabétisation installé dans leurs hameaux et à ensuite intégrer, après deux années, les structures scolaires existantes. Elle suit 16.5000 enfants qui ont intégré les écoles publiques ou privées. Elle rencontre tous les deux mois lors de sessions les parents de ces enfants. Elle les sensibilise à la valeur et à la nécessité de l’éducation en les faisant participer directement au projet. Elle permet à 750 personnes, moniteurs et inspecteurs d’exercer un métier dans l’enseignement et d’être formés. 25 personnes assurent la préparation des programmes pédagogiques, l’encadrement des moniteurs et des inspecteurs, la formation des parents et le suivi des élèves qui ont déjà franchi le seuil des écoles. L’association travaille dans la brousse de la province de Fianarantsoa. Plus des trois quarts de ces villages ne sont accessibles qu’à pied ou en moto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie dans un poste de Vozama&lt;br /&gt;Rakotozandry est titulaire d’un BEP. Il a été sollicité par les parents de son village pour devenir le moniteur du « poste Vozama » installé dans une case tout près de chez lui. Comme mobilier, des nattes, des bancs et un tableau noir. Il accueille une quinzaine d’enfants entre 5 et 10 ans qui ont raté le coche de l’école publique. Quatre matinées par semaine, il leur apprend les rudiments de la lecture, de l’écriture, les règles de base de l’hygiène et de la protection de l’environnement. Au début de chaque première leçon : séance de toilette pour les enfants et pendant la récréation visite de l’arbre de chacun, encore en pépinière… qui sera leur diplôme de fin d’année.&lt;br /&gt;Dès la rentrée scolaire, Rakotozandry relève les noms des enfants qui n’ont encore aucune pièce d’état civil. L’association leur en fera établir en collaboration avec les communes.&lt;br /&gt;Il reçoit une fois par mois la visite d’un inspecteur. Tous les mois, il fait trois heures à pied pour se rendre à la session de formation durant laquelle il est initié à la pédagogie, où sont vérifiés ses préparations ainsi que les cahiers de ses élèves. Ce jour-là, il touche aussi son salaire mensuel de dix euros.&lt;br /&gt;Les parents ont la responsabilité de l’aménagement du poste (nattes, bancs, toilettes…), de son environnement ainsi que de son suivi dans le quotidien. Tous les deux mois, ils font quelques heures de marche pour participer à la réunion de formation : occasion de les sensibiliser à l’importance de l’éducation, aux problèmes de santé (hygiène, tuberculose, sida…) et de les initier aux nouvelles techniques agricoles.&lt;br /&gt;A terme, lorsque tous les parents du village envoient tous leurs enfants spontanément à l’école, le poste d’alphabétisation est fermé ; mais l’action de Vozama continue par le suivi des enfants dans ces écoles, la formation des parents et par la création d’un nouveau poste d’alphabétisation dans un autre village.&lt;br /&gt;« J’ai pu participer à une séance d’enregistrement civil de centaines d’enfants dans un village, raconte Charles Trompette. Légalement, ces enfants n’existaient pas ; ils ne pouvaient même pas s’inscrire dans une école. La lutte contre la misère dans le tiers-monde, à Madagascar, au Brésil, en Chine, commence par cette reconnaissance des êtres humains. Ensuite il y a l’éducation, priorité des priorités. Mais une éducation de qualité. Et pour ce faire, il est nécessaire d’apporter une aide massive à ces peuples. Il faut que les gouvernements tiennent leur promesse (déjà formulée en 1970) de verser réellement 0,7% du PIB à l’aide au développement. On en est loin. En trichant sur les chiffres, la France verse à peine 0,4%. Vozama accomplit un travail magnifique dans des conditions d’extrême misère. Mais on ne peut pas accepter de verser un salaire de 10 euros par mois à un enseignant… L’Occident doit partager ses richesses. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour aider Vozama : Contact Sœur Lucile - Couvent de Saint-Jean de Bassel. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-115557234053558199?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/115557234053558199'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/115557234053558199'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/08/madagascar-un-espoir-leducation.html' title='MADAGASCAR. UN ESPOIR : L&apos;EDUCATION'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-115554371293542756</id><published>2006-08-14T10:15:00.000+02:00</published><updated>2006-08-14T10:21:52.950+02:00</updated><title type='text'>TH JUILLET AOUT 2006 : DIES IRAE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/FH000007.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/FH000007.0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Dies irae&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dies irae pour un peuple plongé dans une misère extrême, dans l’extrême misère, dans l’extrémité de la misère… Un jour m’habituerai-je à cette misère ? J’aurais dû vous parler à cette heure de la misère extrême que j’ai « découverte » en juin dernier à Madagascar. Mes questions : « Ce peuple est-il heureux ? », « Ce peuple peut-il être heureux ? » Les réponses sont affirmatives. Les sourires, la joie, le bonheur sur les visages, dans les cœurs. Et notre Occident repu qui ne cesse de geindre ! Jour de colère, non, jours de joie passés avec ce peuple qui vit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dies irae pour un autre peuple écrasé par les bombes terroristes. Puisque ce mot semble devoir désigner le mal absolu qui justifie tous les massacres d’enfants, de femmes, d’hommes. Dies irae pour le peuple du Liban. D’un côté deux soldats, des combattants, faits prisonniers, quoi de plus normal, les lois de la guerre, de la « belle » guerre sont respectées. De l’autre 800, 900, 1000 civils (au fil des jours, le bilan s’alourdit, disent les journalistes) massacrés, assassinés par les armes les plus sophistiquées d’une « démocratie » soutenue et armée par une « démocratie » encore plus grande, encore plus forte, encore plus belle. Où sont les terroristes ? Cherchez l’erreur, cherchez le faux-sens ! Sur quoi se fonde la confiance d’Israël dans le pouvoir des bombes. Rêver l’éradication du Hezbollah à coup de bombes, c’est rêver de faire marcher un homme en lui coupant les jambes. La presque totalité de la population chiite libanaise – soit près de 40% du peuple – soutient le Hezbollah qui est né en 1982 pour résister à la première invasion du Liban par l’armée israélienne. Depuis ce n’est plus seulement un parti armé, c’est une organisation sociale, politique, économique, un mode de pensée, une force incontournable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au 32ème jour de guerre, selon l’AFP, on dénombre au Liban, 1130 tués dont plus de mille civils dont 30% d’enfants de moins de 12 ans. En Israël, des enfants, des filles dédicacent des obus destinés à être tirés sur le Liban, à tuer des enfants et des filles du Liban. Et cela sous l’œil des photographes, des journalistes ! Jusqu’où iront la haine et le cynisme des hommes ? (Photo Schneider. AP/Sipa). En Israël, 40 civils ont été tués par les roquettes du Hezbollah et 93 militaires israéliens ont péri dans les combats. Cherchez les terroristes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Charles Trompette&lt;br /&gt;13/08/2006&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lettre à des Israéliens&lt;br /&gt;Extraits&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si seulement vous saviez le montant de violence et de haine que sèment vos chars et vos avions, vous auriez peur de votre peur, peur du fourvoiement qu’elle vous inspire. Vous useriez de la force écrasante qui est la vôtre pour ne confier la paix qu’à l’application du droit : au retrait de vos troupes de tous les territoires occupés, au démantèlement de toutes les colonies, au respect de la légitimité du gouvernement palestinien. Le recours à la toute-puissance militaire ne vous a-t-il pas donné la preuve en Palestine, ainsi qu’à vos alliés américains en Irak, de son impuissance à mettre la réalité au pas de vos désirs ? Vos gouvernants ont beau mettre le feu au paysage qui vous effraie, plus ce paysage brûle, plus il vous fait peur.&lt;br /&gt;La réalité que vos chars et vos avions prennent pour cible – vies humaines, maisons, routes, villes et villages -, à peine l’avez-vous démolie qu’elle vous échappe. Si tangible, si spectaculaire soit-elle, la conquête qui est à la portée de vos soldats est un leurre. C’est, certes, une domination de l’espace, mais le temps ? Comment espérez-vous l’atteindre ? C’est pourtant lui votre ennemi, c’est lui qu’il vous faut amadouer, apprivoiser. Car cet espace, quoi que vous fassiez, est habité par un monde qui survit à ses morts et qui n’est pas le vôtre. Plus vous le détruisez, le rasez, l’effacez, plus sa mémoire grandit et se transforme en haine.&lt;br /&gt;Ce monde vaincu, fini, décomposé, a donné à Israël, ainsi qu’aux grandes puissances, la mauvaise habitude de marcher au rythme et à la cadence que ceux-ci leur imposaient. Bon gré mal gré, il a, depuis la fin de l’Empire ottoman, réglé sa montre à l’heure occidentale, adopté un calendrier qui n’était pas le sien. Quoi qu’il en soit, le religieux, revenu en force sur la scène politique, a pris désormais le relais de l’arabisme. Et ce nouvel Orient déboussolé est, encore une fois, bien trop compliqué pour se laisser forger comme du métal par la seule volonté du couple israélo-américain et par le feu des bombes.&lt;br /&gt;La plupart des régimes arabes, qui n’épuisent aucun adjectif – répressifs, mensongers, traîtres et corrompus -, sont en état de survie artificielle. C’est l’islamisme qui prend désormais un peu partout, sous des formes diverses, le relais de l’arabisme.&lt;br /&gt;Le temps des islamistes n’est plus à la merci du vôtre. Vous aurez beau poursuivre leurs hommes de ville en ville, de pays en pays, les heures et les années qui sont les leurs n’ont plus de comptes à vous rendre. Tendez l’oreille, et comparez les discours arabes du siècle dernier avec ceux des actuels chefs religieux. Le débit des premiers est pressé, survolté, branché sur l’Occident, le second est lent, calme, indifférent à vos sommations, à vos ultimatums. Les islamistes ont donné un énorme coup de frein à la marche de l’histoire. Contre cette nouvelle horloge, vos bombes ne peuvent rien.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;strong&gt;Dominique Eddé, libanaise.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Terre Humaine&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Contempler le monde pour mieux agir et agir dans le monde pour mieux le contempler. »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ignace de Loyola&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Avec la mondialisation, il n’y a plus de différence entre le prochain et le lointain. Le lointain est notre voisin. La quête d’un lien universel commun est incontournable. »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pascal Lamy&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« La guerre, c’est le mal absolu ; elle résulte de la connerie humaine. La guerre, c’est la mort des autres. On ne la laisse durer que parce que ce sont les autres qui la font et qui en meurent. »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;Jean Guéhenno&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-115554371293542756?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/115554371293542756'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/115554371293542756'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/08/th-juillet-aout-2006-dies-irae.html' title='TH JUILLET AOUT 2006 : DIES IRAE'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-115011913837087803</id><published>2006-06-12T15:29:00.000+02:00</published><updated>2006-06-12T15:32:18.380+02:00</updated><title type='text'>23 MAI 2006 : LE COMMERCE EQUITABLE : UNE VENTE PLUS HUMAINE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/BLOG%20024.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/BLOG%20024.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Article paru dans &lt;strong&gt;Le Républicain Lorrain&lt;/strong&gt; le 23 mai 2006.&lt;br /&gt;(Pour consulter l'article cliquez dessus pour l'agrandir.)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-115011913837087803?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/115011913837087803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/115011913837087803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/06/23-mai-2006-le-commerce-equitable-une.html' title='23 MAI 2006 : LE COMMERCE EQUITABLE : UNE VENTE PLUS HUMAINE'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-115011891338284592</id><published>2006-06-12T15:25:00.000+02:00</published><updated>2006-06-12T15:28:33.386+02:00</updated><title type='text'>18 MAI 2006 : EXPLIQUER LES ROUAGES DU COMMERCE EQUITABLE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/BLOG%20021.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/BLOG%20021.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Article paru dans &lt;strong&gt;Le Républicain&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Lorrain&lt;/strong&gt; du 18 mai 2006.&lt;br /&gt;(Pour consulter l'article, cliquez dessus pour l'agrandir.)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-115011891338284592?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/115011891338284592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/115011891338284592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/06/18-mai-2006-expliquer-les-rouages-du.html' title='18 MAI 2006 : EXPLIQUER LES ROUAGES DU COMMERCE EQUITABLE'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-114918942113046485</id><published>2006-06-01T21:13:00.000+02:00</published><updated>2006-06-02T07:57:43.866+02:00</updated><title type='text'>TH JUIN 2006 ENVOÛTANTE INDOCHINE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/BLOG%20001.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/BLOG%20001.0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;ENVOÛTANTE INDOCHINE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’aventure française dans le Sud-Est de l’Asie fut un état fusionnel avec les peuples. L’Indochine, nous conquîmes son territoire, elle fit notre conquête. Attirance des occidentaux pour les sœurs asiatiques : Cochinchine, Cambodge, Laos, Annam, Tonkin. Hélas, même des guerres affreuses contribuèrent à cet envoûtement : rien ne fascine autant que la beauté malheureuse. Missionnaires martyrisés, marins vengeurs, explorateurs intrépides et impétueux. Urbanité naturelle et gracieuse des peuples. Le préjugé favorable à l’égard des visiteurs étrangers reste impressionnant. Grenier d’abondance : tabac, poivre, gingembre, canne à sucre, soie et surtout coton…&lt;br /&gt;Nostalgie d’un passé qui n’est plus. Navigateurs parcourant les méandres du Mékong, long fleuve serpent au fertile delta, rêvant parfois de son origine ignorée. Tribulations du voyageur dans une nature hostile alternant avec des réceptions cérémonieuses dans les royautés des confins lao-birmans. Pirates avec leur chignon, leur mine patibulaire, leur sabre ou leur rapière brandissant la menace des pavillons noirs. Impératrice douairière. Sultan mahométan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paysages en mosaïque où l’eau et le ciel se reflètent l’un l’autre. Journées qui s’écoulent au rythme lent des buffles et des sampans. Villages sur pilotis en osmose avec la forêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la guerre arriva…. Puis les dictatures communistes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, le dragon vietnamien se réveille, le tigre asiatique émerge de la dévastation et de la pénurie.&lt;br /&gt;Certes, lutte et survit toujours le petit peuple ; celui qui avale sa soupe accroupi dans la rue, celui dont le dur individualisme du salariat moderne heurte les traditions familiales, celui qui vit toujours dans des logements dont le trottoir est la pièce principale. Celui des petits tailleurs qui copient six chemises européennes en une journée. Celui des pédaleurs de cyclo-pousse, avec lesquels il faut d’abord monter et après, pour l’adresse exact, on verra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saïgon mélange langueur des tropiques et dynamisme économique. Dans le bruit et la pollution de ses artères éclosent des boutiques Cartier, Mont Blanc, Hermès témoignant du ralliement au luxe mondialisé. Partout sur les trottoirs règnent les Nike et autres affreuses chaussures de « sport » en passe de devenir l’uniforme de tout l’univers. On en vient à regretter les « sandales Ho Chi Minh » des Bo Doi. Dans les avenues trop étroites, l’auto est perdante contre la masse des deux-roues qui l’encercle. Un seul engin à moteur peut être enfourché par trois générations d’une même famille. Et ce qui est nouveau, c’est l’expression des jeunes femmes qui se rendent au travail seules sur leur scooter. Quelques unes portent un petit masque contre la pollution. Elles foncent sur des trottoirs visqueux et puants, mais toutes sont impeccablement mises, mariant souvent talons aiguilles et ao dai (vêtement féminin traditionnel). Avec un air concentré, une volonté de parvenir au but sans perdre de temps. Le soir, elles font leurs emplettes dans les magasins de la chaîne internationale Métro ou dans les boutiques du centre commercial Diamond Plazza.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thu Tien, future extension urbaine sur l’autre rive de la rivière Saïgon, à l’horizon 2020. Reliés à l’actuel centre-ville par un tunnel ou un gigantesque pont aérien, plus de 700 hectares de rizières seront transformés en bureaux, commerces et logements. Cultiver le riz, c’est un travail dur, pieds dans la boue ; pourtant il s’en dégage une impression d’harmonie, d’âge d’or. De vieux paysans se préparent sans plaisir à la prochaine arrivée de la spéculation immobilière dans le delta.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore quelques années et, à leur manière tranquille et inventive, les Vietnamiens auront réussi la plus souriante des sorties du communisme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Charles Trompette&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;Viet Nam de l’Avenir&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Viet Nam de la jeunesse. Cette jeunesse qui, le soir tombé, sillonne les avenus de Saïgon, perchée sur les Honda.&lt;br /&gt;Viet Nam de la soif de vivre.&lt;br /&gt;Viet Nam de My Tam. Idole des jeunes Vietnamiens. Elle chante l’avenir radieux de ceux qui n’ont pas connu la guerre.&lt;br /&gt;My Tam, icône d’une jeunesse ambitieuse qui vend et achète sur les trottoirs de Saïgon, des sacs Louis Vuitton de contrefaçon.&lt;br /&gt;My Tam, fer de lance publicitaire de Pepsi, dans un pays dont le billet vert et l’American Express font, aujourd’hui, plus aisément la conquête qu’autrefois, les escadrilles de B52.&lt;br /&gt;My Tam, star d’un Viet Nam moderne : voix rauque, hanchements à la Shakira, bête de scène moulée dans des tenues sexy qui remise au musée des horreurs perdues l’austère tenue gris-vert des Bo Doi. Sur les affiches publicitaires d’une marque américaine My Tam fait la nique à l’Oncle Ho.&lt;br /&gt;My Tam, symbole d’un Viet Nam où elle construit sa réussite à force de travail et de professionnalisme.&lt;br /&gt;My Tam, star admirée d’un Viet Nam où les deux tiers des 82 millions d’habitants ont moins de 30 ans.&lt;br /&gt;My Tam qui raisonne comme une femme d’affaires.&lt;br /&gt;My Tam qui monnaie son image d’icône de la jeunesse avec Pepsi, Unilever, Honda… marques étrangères surfant sur l’émergence d’une société de consommation.&lt;br /&gt;« Le Capital », accessoire dérisoire du vieux Karl Marx dans un régime - qui n’a plus de communisme que le nom - où triomphent capitalisme et libéralisme, cette fois, sans contrefaçon.&lt;br /&gt;My Tam reprend à la sauce pop « Len Dany » (Allons-y). De ce chant guerrier de la jeunesse communiste, elle fait un message d’espoir dans le développement du Viet Nam. « Construisons ensemble un avenir radieux pour notre pays. Nous ferons de notre mieux pour montrer au monde nos talents. Jeunesse communiste, tenons-nous debout, épaule contre épaule, et ne craignons pas le danger. Suivons l’exemple de nos ancêtres et de leurs victoires héroïques. Allons-y et chantons fièrement. »&lt;br /&gt;Le futur du Viet Nam émergeant s’annonce étincelant : peuple jeune, peuple courageux, travailleur et intelligent ; il sourit à l’avenir qui le lui rend bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Décollage économique&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le Viet Nam sera le pays d’Asie du Sud-Est connaissant la plus forte croissance en 2006 – c’était déjà le cas en 2005 – et le restera vraisemblablement en 2007.&lt;br /&gt;Cette prévision de la Banque asiatique de développement (BAD) est toutefois assortie d’un certain nombre de conditions : celle, notamment que les autorités de Hanoï continuent d’adopter des mesures – de transparence économique en particulier – compatibles avec leur candidature, en cours de négociation, à l’Organisation mondiale du Commerce.&lt;br /&gt;Le Viet Nam a découvert que son admission au sein de l’OMC serait plus difficile à négocier que prévu même si, officiellement de part et d’autre, on proclame que le processus est dans sa phase finale.&lt;br /&gt;Le décollage économique du Viet Nam, en cours depuis six ans, s’est illustré par une croissance de 8,4% en 2005. Elle devrait friser 8% en 2006 et dépasser ce chiffre en 2007.&lt;br /&gt;Certaines valeurs vietnamiennes s’arrachent à la Bourse de New York à raison de six fois leur plancher de mise en vente, les exportations sont à la hausse (25 milliards d’euros), de même que l’investissement étranger direct. Ceci n’a pas empêché le premier ministre, Phan Van Khai, de lancer un avertissement sévère en 2005 : « La productivité est faible et ne s’accroît que lentement, les investissements sont peu efficaces et les coûts de production et de distribution sont trop élevés. »&lt;br /&gt;Un analyste vietnamien écrivant pour un site Internet relevant du ministère du commerce en a rajouté dans une rétrospective sur l’année : « Par rapport aux autres pays de la région, on peut dire que la situation du Viet Nam n’a guère progressé. Une compétitivité basse, la corruption et les inadéquations du système juridique n’ont connu, semble-t-il, aucune amélioration. »&lt;br /&gt;Près de trente agences bancaires étrangères opèrent désormais au Vietnam.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Un Viet Nam conquérant&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour Ly Qui Trung la soupe est bonne. Elégant, 40 ans, anglophone, fan de tennis et de golf, amateur de bonne chère : il est l’un des symboles de la nouvelle génération d’entrepreneurs qui veulent faire le succès du Viet Nam. Avec sa famille, il a fait du « pho », emblème de la gastronomie de la rue, le fer de lance d’une chaîne de restaurants modernes. La société Pho24 part à la conquête de l’Asie et bientôt des Etats-Unis et de la France.&lt;br /&gt;Le « pho », la soupe traditionnelle, est aussi populaire pour les Vietnamiens que le hamburger pour les Américains. Il se consomme à toute heure du jour et de la nuit, aussi bien au fin fond des campagnes qu’aux coins de rue de toutes les villes du pays. Trung parie sur l’évolution du comportement de ses compatriotes, de plus en plus demandeurs d’hygiène, de confort et de décor.&lt;br /&gt;Il est midi à Ho Chi Minh-Ville. Au cœur de cette cité, dans le quartier du marché de Ben Thanh, des flots d’employés se précipitent dans les cantines qui pullulent sur les trottoirs pour avaler un bol de « pho » (prononcer « feu »). Baguettes à la main, ils oublient le vacarme des milliers de motos qui déferlent dans la rue et saturent l’air d’effluves de pots d’échappement. Une minuscule roulotte vitrée, une poignée de tables pliantes en métal d’à peine 50 centimètres de hauteur et quelques tabourets en plastique rouge ou bleu : le vieux Saigon existe toujours.&lt;br /&gt;A quelques mètres, une enseigne intrigue : Pho24 (24 ingrédients, 24 heures de préparation). Une fois la porte poussée… Bienvenue dans le XXIème siècle ! Ici, le pho se déguste dans un savant décor mêlant design et lanternes asiatiques, et une ambiance climatisée bien loin des 35°C torrides qui règnent dehors. Transformer le fleuron de la gastronomie de la rue en un concept moderne, l’enseigne Pho24 – lancée en 2003 – était, à la base, une petite révolution. Aujourd’hui, elle est bien plus que ça : le symbole d’une success-story à la vietnamienne. La chaîne compte désormais 24 établissements au Viet Nam – une centaine est prévue pour fin 2008 – et deux à Jakarta. Cette année, elle part à l’assaut de l’Australie, de Singapour, de la Malaisie, des Philippines et même de la Chine. Dans sa ligne de mire, figurent ensuite les Etats-Unis et la France, et d’ici cinq ans, une entrée en Bourse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Le mystère du pho&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Un bouillon où se mélangent nouilles de riz, viande émincée, herbes et épices, parfois des pousses de soja : c’est ça, le pho. Ou plutôt sa recette de base, car ses ingrédients et sa saveur évoluent au fil des régions. Assez sucrée et grasse au Sud, elle est plus salée au Nord. Symbole de l’art culinaire de la rue, ce plat très fin se déguste depuis l’aube jusqu’au crépuscule. Certains gastronomes y décèlent des origines chinoises, d’autres, l’influence du pot-au-feu cuisiné par les colons français. Mais aucune explication n’éclaircit totalement le mystère. Une pincée d’idées prises ici, une goutte d’inspiration ailleurs, et le Viet Nam s’est inventé un mets unique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;L’Ao Dai&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Devenue l’emblème du Viet Nam à l’étranger, la tunique à deux pans a traversé les frontières culturelles et inspiré les grands créateurs.&lt;br /&gt;A la terrasse du mythique hôtel Continental dans « Un Américain bien tranquille », Graham Greene écrivait : « La tunique traditionnelle : « Ao Dai », que portent les femmes vietnamiennes, est l’habit le plus sensuellement troublant de tous les habits féminins. » Ceux qui voyagent au Viet Nam retiendront l’image de la fière élégance des femmes habillées de ces longues tuniques, virevoltant dans la dense circulation de Saigon. Des jeunes filles en blanc à la sortie du lycée, des employées de bureau en bleu ciel, des bourgeoises en jaune royal. En soie délicate ou en coton imprimé, les couleurs de l’Ao Dai varient selon les saisons, le moment de la journée ou l’occasion. Elles insufflent une touche de grâce dans un monde urbain quelque peu déjantée.&lt;br /&gt;La politique gouvernementale « Doi Moi », le renouveau, l’ouverture de l’économie, a impulsé, dès 1990, le retour de l’Ao Dai, lié à la réapparition de la classe moyenne comme affirmation d’une fierté nationale retrouvée après des années de misère. Dans ce sillage, de jeunes stylistes misant sur le haut de gamme ont commencé à bousculer les codes. Ils mixent l’Occident à l’Extrême-Orient, manient les nouvelles matières textiles et remettent au goût du jour la soie artisanale, longtemps délaissée au profit des fibres synthétiques.&lt;br /&gt;« Cette tunique tricentenaire est un emblème national mais elle se doit d’être aussi dans le vent pour séduire de nouvelles générations de femmes » précise la créatrice Minh Hanh.&lt;br /&gt;Des stylistes qui rêvent de conquérir le monde. Une utopie ? Eux y croient dur comme fer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un pan d’histoire&lt;br /&gt;« Ao Dai » signifie « robe longue ». Cette tunique fut créée en 1744 sous la dynastie des Nguyen qui la décrétèrent costume national. Jusqu’aux années 30, elle était composée de quatre pans et portée par les femmes de condition modeste ; la structure de la tunique obéissait aux principes du Yin et du Yang. Les bourgeoises s’habillaient en cinq pans, représentant les cinq éléments de la vie : métal, bois, eau, feu et terre. La matière et les motifs indiquaient également l’origine sociale et la richesse de celle qui la portait. La forme classique à deux pans, comme nous la connaissons à présent, est apparue vers 1930 et n’a cessé de se métamorphoser au gré des tendances : longue, courte, transparente, décolleté… suivant qu’elle était influencée par l’Occident colonial, la période hippie ou la stricte morale communiste après la fin de la guerre d’indépendance, en 1975.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Terre Humaine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;« La liberté de tout dire n’a d’ennemi que ceux qui veulent se réserver le droit de tout faire. »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;Marat&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« On ne peut pas dire la vérité à la télé : il y a trop de monde qui regarde. »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;Coluche&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-114918942113046485?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114918942113046485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114918942113046485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/06/th-juin-2006-envotante-indochine.html' title='TH JUIN 2006 ENVOÛTANTE INDOCHINE'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-114907590788186018</id><published>2006-05-31T13:42:00.000+02:00</published><updated>2006-05-31T13:45:07.883+02:00</updated><title type='text'>MAI 2006 ECHOS DU PELERINAGE AU BIENHEUREUX  JEAN-MARTIN MOYE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/BLOG%20006.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/BLOG%20006.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous publions ici la lettre envoyée par les Soeurs de Benfeld suite à leur journée passée à Cutting lors du pèlerinage au Bienheureux Jean-Martin Moye.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-114907590788186018?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114907590788186018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114907590788186018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/05/mai-2006-echos-du-pelerina_114907590788186018.html' title='MAI 2006 ECHOS DU PELERINAGE AU BIENHEUREUX  JEAN-MARTIN MOYE'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-114907574571016350</id><published>2006-05-31T13:41:00.000+02:00</published><updated>2006-05-31T13:49:57.690+02:00</updated><title type='text'>MAI 2006 ECHOS DU PELERINAGE AU BIENHEUREUX  JEAN-MARTIN MOYE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/BLOG%20010.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/BLOG%20010.0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Texte paru dans "&lt;strong&gt;TOUR D'HORIZON&lt;/strong&gt;", petit journal des Soeurs de la Providence&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-114907574571016350?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114907574571016350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114907574571016350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/05/mai-2006-echos-du-pelerinage-au_31.html' title='MAI 2006 ECHOS DU PELERINAGE AU BIENHEUREUX  JEAN-MARTIN MOYE'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-114907567089097042</id><published>2006-05-31T13:37:00.000+02:00</published><updated>2006-05-31T13:41:10.890+02:00</updated><title type='text'>MAI 2006 ECHOS DU PELERINAGE AU BIENHEUREUX  JEAN-MARTIN MOYE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/BLOG%20014.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/BLOG%20014.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Courrier rédigé par les Soeurs de Benfeld.&lt;br /&gt;Mai 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-114907567089097042?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114907567089097042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114907567089097042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/05/mai-2006-echos-du-pelerinage-au.html' title='MAI 2006 ECHOS DU PELERINAGE AU BIENHEUREUX  JEAN-MARTIN MOYE'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-114907545317252702</id><published>2006-05-31T13:33:00.000+02:00</published><updated>2006-05-31T13:37:33.180+02:00</updated><title type='text'>24 MAI 2006 CONSOMMONS PLUS JUSTE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/BLOG%20018.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/BLOG%20018.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Article paru dans&lt;strong&gt; Le Républicain Lorrain&lt;/strong&gt;, le 24 mai 2006&lt;br /&gt;Pour agrandir l'image, cliquez dessus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-114907545317252702?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114907545317252702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114907545317252702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/05/24-mai-2006-consommons-plus-juste.html' title='24 MAI 2006 CONSOMMONS PLUS JUSTE'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-114865291425508989</id><published>2006-05-26T16:13:00.000+02:00</published><updated>2006-06-01T21:25:24.973+02:00</updated><title type='text'>SIECLE DES LUMIERES : L'EDUCATION CONTRE L'IGNORANCE</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;Siècle des Lumières&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;L’éducation contre l’ignorance&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Rien n’est plus important que l’éducation de la jeunesse ; car d’elle dépend l’avenir.&lt;/em&gt; »&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jean-Martin Moye, au Siècle des Lumières&lt;/strong&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1992, nous fondons Terre Humaine, association tiers-mondialiste, comme dit un certain, avec comme priorité des priorités, l’éducation, la formation de l’opinion publique sur les réalités de la planète, avec comme devise, les mots de &lt;strong&gt;Térence&lt;/strong&gt;, poète romain, « &lt;em&gt;Rien de ce qui est humain, ne m’est étranger. »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Education ici, éducation là-bas. Terre Humaine appuie l’éducation des enfants des rues et des favelas au Brésil réalisée par Fé e Alegria, Foi et Joie, mouvement d’éducation populaire fondé par les Jésuites, éducation réalisée par l’école de Tingua, fondée par Paul Muller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, nous partirons à Madagascar pour assurer une formation sur la mondialisation des jeunes postulantes de la Congrégation de la Divine Providence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Martin Moye n’a cessé de combattre l’ignorance ici en Lorraine, là-bas en Chine. Terre Humaine, à son humble mesure, tente de régler son pas sur le pas du Bienheureux. « &lt;em&gt;Rien n’est plus important que l’éducation de la jeunesse. »&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Charles Trompette&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;16.05.2006&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-114865291425508989?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114865291425508989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114865291425508989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/05/siecle-des-lumieres-leducation-contre.html' title='SIECLE DES LUMIERES : L&apos;EDUCATION CONTRE L&apos;IGNORANCE'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-114865259871368504</id><published>2006-05-26T16:07:00.000+02:00</published><updated>2006-05-26T16:09:58.713+02:00</updated><title type='text'>24 MAI 2006 PELERINAGE CONVIVIAL</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/ARTICLE%20002.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/ARTICLE%20002.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Article paru dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Républicain Lorrain&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; le 24 mai 2006.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(Pour consulter l'article, cliquez dessus pour l'agrandir)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-114865259871368504?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114865259871368504'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114865259871368504'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/05/24-mai-2006-pelerinage-convivial.html' title='24 MAI 2006 PELERINAGE CONVIVIAL'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-114865240465878296</id><published>2006-05-26T16:03:00.000+02:00</published><updated>2006-05-26T16:12:50.880+02:00</updated><title type='text'>4 MAI 2006 UN BOL DE RIZ POUR ETUDIER</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/ARTICLE%20006.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/ARTICLE%20006.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Article paru dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Républicain Lorrain&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, le 4 mai 2006.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(Pour consulter l'article cliquez dessus pour l'agrandir)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-114865240465878296?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114865240465878296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114865240465878296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/05/4-mai-2006-un-bol-de-riz-pour-etudier.html' title='4 MAI 2006 UN BOL DE RIZ POUR ETUDIER'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-114829233184365112</id><published>2006-05-22T11:58:00.000+02:00</published><updated>2006-06-01T21:20:07.563+02:00</updated><title type='text'>TH MAI 2006 : PALESTINE-ISRAËL</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;PALESTINE-ISRAËL&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/Palestine.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/Palestine.0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les médias ne nous disent pas ce qu’il faut penser mais à quoi il faut penser. Dans le conflit israélo-palestinien, souvent, le journal de vingt heures s’ouvre sur les images d’attentat suicide perpétré en Israël ; mais très rarement sur les corps des Palestiniens bombardés par Tsahal. Et lorsque l’assassinat d’un enfant palestinien parvient à faire la « Une », comme celui du petit Mohamed Al Dura, le 30 avril 2000, massacré par l’armée israélienne, certains n’hésitent pas à ouvrir une polémique sur la véracité des faits, occultant la mort de l’enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Israël est le dernier Etat au monde à construire un mur de la honte. Israël est le premier Etat au monde à enfermer derrière du béton, des barbelés et de l’électricité tout un peuple. Israël, gouvernement de gauche comme gouvernement de droite, gouvernement acceptant de négocier, gouvernement refusant de négocier, vole la terre au peuple palestinien, abat les oliviers du peuple palestinien, l’affamant de plus en plus chaque jour. Les cartes présentant l’espace des deux Etats au cours des dernières décennies démontrent l’anéantissement de l’Etat palestinien et du peuple palestinien par Israël. Et Israël ne quitte Gaza que pour mieux renforcer son emprise sur la Cisjordanie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des 44% de la Palestine historique promis aux Arabes en 1947, ne leur restera-t-il, en 2007 que quatre bantoustans sur moins de 10% de l’ex-mandat britannique, sans capitale à Jérusalem-Est ni solution au problème des réfugiés ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Israël aura-t-elle le courage de démanteler les colonies enclavées en Cisjordanie, créées illégalement par des fanatiques d’extrême droite,&lt;br /&gt;surarmés et racistes ? Israël aura-t-elle le courage d’admettre que les Palestiniens combattent pour leur indépendance et leur liberté, que l’occupation et le mur sont suicidaires pour l’avenir même de l’Etat juif ?&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Micheline Banzet&lt;br /&gt;Charles Trompette&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;Actes et paroles&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« A l’extérieur on a coutume de croire qu’Israël est presque vide, que rien n’est cultivé ici et que quiconque veut acheter de la terre n’a qu’à venir et acheter selon ses désirs. En réalité, la situation n’est pas celle-là. Au travers du pays, il est difficile de trouver de la terre cultivable qui ne soit pas déjà cultivée. Si, un jour, la vie de nos fiers juifs en Palestine se développe au point de refouler les habitants du pays sur une petite ou une grande échelle, alors ces derniers ne céderont pas facilement leurs places. »&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ah’ad Ha-am, sioniste spirituel,&lt;br /&gt;commentant sa première visite en Palestine en 1891.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Palestine est « une terre sans peuple, attendant un peuple sans terre ». La formule sera resservie sur tous les tons par la propagande sioniste.&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Israël Zangwill, Décembre 1901&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon l’historien israélien &lt;strong&gt;Zeev Sternhell&lt;/strong&gt;, le sionisme ne serait au fond qu’ « une variante classique de ce nationalisme fermé apparu en Europe au tournant du siècle (XIXème-XXème siècles). Il n’éprouve aucune difficulté à refuser à autrui les mêmes droits élémentaires qu’avec une tranquillité d’esprit absolue il exige pour lui-même. »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ne nous racontons pas d’histoire. Politiquement, nous sommes les agresseurs et ils se défendent. C’est leur pays, parce qu’ils y habitent, alors que nous voulons venir ici et coloniser, et de leur point de vue, nous voulons nous emparer de leur pays. »&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Discours de David Ben Gourion en 1938&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La déclaration d’indépendance, lue par &lt;strong&gt;David Ben Gourion&lt;/strong&gt;, le 14 mai 1948, précise : « L’Etat d’Israël assurera la plus complète égalité sociale et politique à tous ses habitants sans distinction de religion, de race ou de sexe. »&lt;br /&gt;Cela n’a jamais été appliqué.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;« Des villages juifs ont été construits à la place des villages arabes. Vous ne connaissez même pas les noms de ces villages arabes, et je ne vous blâme pas parce que les livres de géographie n’existent plus. Non seulement les livres n’existent plus, mais les villages arabes ne sont pas là non plus. Il n’y a pas un seul endroit construit dans ce pays qui n’avait pas une ancienne population arabe. »&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Moshe Dayan, 4 avril 1969&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;« Quand nous aurons colonisé cette terre, tout ce que les arabes pourront y faire sera de zigzaguer en rond comme des cafards drogués dans une bouteille. »&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Rafael Eitan, Chef d’Etat Major&lt;br /&gt;de l’Armée israélienne, 14 avril 1983&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous nous comportons déjà dans les territoires occupés de la rive ouest du Jourdain, dans la bande de Gaza, et au Liban, comme se sont comportés les Nazis dans les territoires occupés de Tchécoslovaquie et de l’Ouest. Nous n’avons pas établi de camps d’extermination comme ils l’ont fait à l’Est. Voilà où nous en sommes, avec cette seule différence qui nous distingue des Nazis. »&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Professeur Yeshaiyahu Leibowitz, 1987&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;« Nombre d’intellectuels, constatent Daniel Bensaïd, Rony Brauman et Marcel-Francis Kahn, engagés dans la défense des droits nationaux des Bosniaques, des Tchétchènes ou des Kosovars, restent étrangement silencieux (si ce n’est pis), quand il s’agit des réfugiés et des camps palestiniens. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal : nous avons pris leur pays. C’est vrai que Dieu nous l’a promis, mais en quoi cela les intéresse t-il ? Notre Dieu n’est pas le leur. Il y eu l’antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais est-ce leur faute ? Ils ne voient qu’une chose : nous sommes venus et nous avons volé leur pays. Pourquoi l’accepteraient-ils ? »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;David Ben Gourion,&lt;br /&gt;premier Premier Ministre d’Israël.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Terre Humaine&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;Un disciple a demandé à &lt;strong&gt;Confucius&lt;/strong&gt; : « Maître, s’il y avait un seul précepte selon lequel guider une vie, quel serait-il ? » Confucius répondit : « Traitez les autres comme vous aimeriez qu’ils vous traitent. »&lt;br /&gt;(VIème siècle avant JC)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Numéro réalisé en coopération avec Micheline Banzet qui a participé en juillet 2005 à la Caravane du Droit partie du Parlement Européen à Strasbourg vers Jérusalem, manifestation pacifique pour le respect et l’application du droit international en Palestine et en Israël. Cette caravane s’est vu refuser l’entrée en territoire palestinien par l’armée israélienne : violences, humiliation.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-114829233184365112?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114829233184365112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114829233184365112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/05/th-mai-2006-palestine-isral.html' title='TH MAI 2006 : PALESTINE-ISRAËL'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-114829174266566502</id><published>2006-05-22T11:51:00.000+02:00</published><updated>2006-06-01T21:20:38.533+02:00</updated><title type='text'>TH MARS-AVRIL 2006 : UN MONDE EQUITABLE ET DURABLE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/NN%20007.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/NN%20007.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;UN MONDE EQUITABLE ET DURABLE&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Fabian Figueroa, père de six enfants, cultive 4,2 hectares de bananes à Santa Marta dans le Nord de la Colombie et livre chaque semaine 60 cartons de 18kg à la coopérative certifiée Max Havelaar depuis 1998. Au total, celle-ci regroupe 172 producteurs et vend régulièrement 6.000 cartons par semaine de bananes labellisées Max Havelaar sur le marché suisse.&lt;br /&gt;L’an passé, 505 organisations de producteurs dans 52 pays regroupant plus d’un million de paysans ont vendu pour 1,2 milliard d’euros de fleurs, fruits, légumes, cafés, thés, sucre, coton, miel… du commerce équitable.&lt;br /&gt;Le commerce équitable préconise l’instauration de conditions commerciales justes ; il propose une modification radicale de l’idéologie néolibérale ; il développe un commerce protégé et favorise une production efficace, mais aussi durable du point de vue social et écologique. Ces aspects sont pris en compte et intégrés dans les coûts, car des mesures de précaution sont devenues indispensables si l’on veut que l’humanité et les milieux naturels survivent et, partant, l’économie.&lt;br /&gt;Certes, le commerce reste un moyen douteux de répartir les richesses entre les pays, entre les hommes. Mais c’est un moyen possible. L’argent dont a besoin le monde pauvre doit provenir de quelque part. Il s’agit de réclamer des règles du commerce international qui introduisent l’équité, d’étendre les règles actuellement appliquées, sur une base volontaire, par les acteurs du commerce équitable à toutes les entreprises qui font des échanges transfrontaliers.&lt;br /&gt;Ce renversement de tendance doit devenir un objectif mondial et ne peut souffrir d’aucun délai. C’est un choix politique visant à mettre en place les conditions qui devraient permettre de reconstruire un environnement et des conditions de vie décentes pour l’ensemble de l’humanité, aujourd’hui et demain.&lt;br /&gt;Pour ce faire, je propose de transformer l’OMC en OMCE : Organisation Mondiale du Commerce équitable.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Charles Trompette&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Savoureux commerce équitable&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les produits alimentaires du commerce équitable – café, thé, chocolat, riz, céréales – n’ont pas le même goût que les autres. Sont-ils plus authentiques, moins sophistiqués ou plus rustiques que les produits des échanges ordinaires ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les produits du commerce équitable ont un goût spécifique parce qu’ils sont présentés tels qu’ils ont été cultivés et cueillis de la manière la plus naturelle possible.&lt;br /&gt;Emanant de petits producteurs défavorisés des pays du Sud et intégrés dans les circuits commerciaux avec une meilleure rémunération, la plupart de ces produits sont issus de l’agriculture biologique. Ils portent le logo AB et sont exempts de produits chimiques (engrais, pesticides, activateurs ou retardateurs de croissance, additifs en tout genre).&lt;br /&gt;Aucun conservateur ni arôme de synthèse ne vient modifier le goût du chocolat. Les consommateurs n’aiment pas les chocolats fourrés aux excipients, à la lécithine de soja, aux agents de texture et de saveur. Le meilleur de la gamme - le noir intense, produit par la coopérative El Ceibo (Bolivie), conché (roulé) et moulé en Suisse avec du sucre de canne des Philippines lui aussi « équitable » - possède un velouté et une longueur en bouche remarquables. Les puristes du Club des croqueurs de chocolat ont observé, lors d’une dégustation à l’aveugle que la gamme des chocolats du commerce équitable damait le pion à bien des produits standards du commerce ordinaire. Le noir dessert du Ghana (coopérative Kupa Kokoo) est à retenir pour sa texture fine et homogène et pour ses arômes délicats.&lt;br /&gt;Les qualités organoleptiques des produits sélectionnées sont régulièrement testées en laboratoire. Le credo, c’est la gourmandise à l’état brut. Dernière en date à l’essai : l’amarante, une plante cultivée par les Incas, qui contient de la lysine, un acide aminé rare dans les plantes. Les riz en provenance du Laos et de Thaïlande, offrent une riche variété de couleurs ainsi que des textures et des saveurs insolites. Le quinoa, appelé riz des Incas, est riche en protéines ; c’est un substitut de la viande, une aubaine pour les végétariens, un plat complet, équilibré et bon qui plus est. Les cafés corsés du Mexique et du Pérou, et ceux plus doux du Guatemala ou le moka d’Ethiopie, sont identifiables au palais. Les thés verts de l’Inde ou du Sri Lanka assurent une bonne initiation dans la douceur aux vertus apaisantes de ce breuvage, à la condition d’en bien maîtriser la durée d’infusion (entre 2 et 4 minutes).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;La quinoa a un petit grain&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Elle a bon dos, la petite graine. Certains l’appellent « la » quinoa et d’autres « le », la dégustent « bien chaude » ou au contraire « sortie du frigo ». Bonne à tout faire, elle remplace aussi bien le riz, la semoule que le boulgour (blé concassé), avec l’avantage d’offrir une quantité de protéines défiant toute concurrence. Les Incas ne s’y étaient donc pas trompés lorsqu’ils décidèrent de dompter l’Altiplano pour y cultiver la chisia mama, la « mère de tous les grains » en quechua. Chaque année, l’empereur en personne semait les premières graines de la saison à l’aide d’un outil en or. Sur une fresque retrouvée près du lac Titicaca, une déesse porte un vase en cuivre dans lequel sont placés des épis de quinoa, symbole de robustesse et de puissance.&lt;br /&gt;Mais au XVIème siècle, les envahisseurs espagnols coupent court à la tradition. Ils détruisent les champs, tranchent les mains des récalcitrants ou les condamnent à la peine de mort. Sûrs de leur bon droit, les conquistadors apportent avec eux la culture du blé, du seigle, l’élevage de moutons, de bœufs… La graine sacrée disparaît alors pendant des siècles.&lt;br /&gt;Intrigués par cette histoire, deux Américains décident de réimplanter la quinoa en Amérique latine dans les années 1980. Si le culte a disparu, la richesse nutritive de cette plante herbacée demeure. Ses disques aplatis de deux millimètres de diamètre ne renferment pas moins de huit acides aminés essentiels et totalisent 13% de protéines. Très arrangeante, la quinoa ne rechigne pas à se fondre dans un potage, ni à prêter main forte à un pudding en quête de consistance. Au petit-déjeuner, à midi, au goûter ou en guise de dessert du soir, ses grains parfument délicatement tous les plats. Les peuples andins ont profité de son retour en grâce pour perpétuer la tradition d’une boisson alcoolisée appelée chicha blanca. Qui a dit qu’on ne savait pas quoi faire de la quinoa ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Terre Humaine&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté doit commencer par leur garantir l’existence. » &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;Léon Blum&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;« On ne renonce pas à sauver le navire dans la tempête parce qu’on ne saurait empêcher le vent de souffler. »&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Thomas More&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-114829174266566502?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114829174266566502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114829174266566502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/05/th-mars-avril-2006-un-monde-equitable.html' title='TH MARS-AVRIL 2006 : UN MONDE EQUITABLE ET DURABLE'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-114829103424421414</id><published>2006-05-22T11:38:00.000+02:00</published><updated>2006-06-01T21:21:03.803+02:00</updated><title type='text'>TH FEVRIER 2006 : QUESTION DE DEVELOPPEMENT</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;QUESTION DE DEVELOPPEMENT&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/Photo-Madagascar%20133.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/Photo-Madagascar%20133.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Hier, développement. Aujourd’hui, développement durable. Pourquoi devoir préciser « durable » ? L’ancien ne l’était-il pas ? Développement durable, un oxymore ? « Une obscure clarté qui tombe des étoiles. » Pourquoi allier deux mots de sens contradictoire ? Afin de leur donner plus de force expressive ? Tout développement ne conduit-il pas à la mort, à une fin certaine ? Le développement d’une plante, d’un être s’achève par une dégénérescence ?&lt;br /&gt;Le développement, notion occidentale, occidentalisation du monde, échappe-t-il à sa logique ? Après la conquête et l’évangélisation du monde, après le colonialisme et la civilisation du monde, le président des Etats-Unis, en 1999, qualifie la majeure partie du monde de régions sous-développées. Ainsi naquit le nouveau concept qui allait permettre de poursuivre l’œuvre entreprise. Depuis sont apparues la mondialisation, la globalisation, la libéralisation….&lt;br /&gt;Non sans cynisme, Henry Kissinger n’affirmait-il pas que la « mondialisation n’était que le nouveau nom de la politique hégémonique américaine » ? Et l’idée de développement est revenue en force dans les débats de l’Organisation Mondiale du Commerce. « Le développement, déclare Pascal Lamy, son directeur, est aujourd’hui, comme en attestent les objectifs du Millénaire de l’ONU, la priorité de l’agenda international. Il doit donc tenir une place centrale dans le système des échanges commerciaux mondiaux. »&lt;br /&gt;Parce qu’elles annoncent des réussites miraculeuses qui ne surviennent jamais à l’échelle attendue, les politiques de développement ne sont-elles que des attentes messianiques de biens dérivés mais jamais accessibles ?&lt;br /&gt;Aujourd’hui, le revenu et l’espérance de vie des plus pauvres de la planète est en pleine régression, tandis que l’accroissement des richesses sont en pleine expansion et accélère la destruction de la planète.&lt;br /&gt;Oublier les mots « développement durable » ? Adopter une « sagesse de la nature » ? Rappeler à l’homme qu’il a trop longtemps cru pouvoir mater l’environnement. Mao Zedong n’ordonnait-il pas « que se courbent les montagnes et se détournent les rivières » ?&lt;br /&gt;Ne plus accepter la suprématie des seuls critères économiques. Il y a plus de 50 ans déjà le père Lebret déclarait : « Le développement ne se réduit pas à la simple croissance économique. » Pour être authentique, il doit être intégral, c’est-à-dire promouvoir tout homme et tout l’homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;Charles Trompette&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La formation : la priorité&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;« Aujourd’hui, la plupart des emplois qui permettent de nourrir une famille exigent des études supérieures. » Cette phrase prononcée par Bill Gates, le fondateur de Microsoft, dit l’impitoyable dureté des temps. Hier, dans les belles années de l’industrie de masse, un ouvrier sans bagage scolaire pouvait chichement, mais décemment, nourrir une femme et trois enfants. Son salaire croissait avec l’ancienneté, son train de vie aussi.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, c’est fini. « Un jeune qui s’arrête avant le College (le niveau de la terminale aux Etats-Unis) gagnera en moyenne 25.000 dollars par an, poursuivait Bill Gates. Pour une famille de cinq membres, c’est le niveau de la pauvreté. »&lt;br /&gt;La discrimination par le diplôme s’est considérablement accrue ces dernières années dans les pays développés. Le revenu des personnes ayant fait des études de niveau secondaire décroît régulièrement. Celui des personnes restées au niveau primaire plonge. Les plus diplômés s’arrogent le monopole des augmentations.&lt;br /&gt;La différence se creuse au fil du temps avec pour conséquence que l’éducation est devenue l’une des premières causes de l’accroissement des inégalités salariales. On peut, bien entendu et heureusement encore réussir sans diplôme comme commerçant, artisan, sportif, artiste ou créateur d’entreprise. Mais statistiquement, la maîtrise (bac+5) est désormais la clé d’entrée dans l’ascenseur salarial et social.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La poignée de poussière&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;Dans un village, vivait un homme, riche à jeter l’argent par la fenêtre, et qui aimait à se tenir sur le devant de sa maison. Il remarqua que, chaque matin, un pauvre homme passait devant sa porte : il allait dans la brousse ramasser du bois mort qu’il revendait ensuite pour nourrir sa famille. Un beau jour, le richard dit au pauvre : « Chaque jour, je te vois passer devant ma porte. Ta pauvreté me fait pitié. Désormais, viens chaque matin me demander l’argent nécessaire aux dépenses de ta famille : ainsi tu n’auras plus besoin d’aller en brousse chercher du bois mort. » Le lendemain, le chercheur de bois se présenta devant le richard, le salua et attendit : « Combien te faut-il pour la journée ? » demanda le richard en mettant la main dans sa poche. « Donne-moi une poignée de poussière, cela suffira largement ! » répondit le pauvre. Le richard, bien que surpris et déconcerté, se baissa, ramassa une poignée de poussière sur le sol et la donna à son obligé.&lt;br /&gt;Celui-ci le remercia comme s’il venait de recevoir une poignée de métal précieux puis, comme de coutume, partit à son travail. Le lendemain matin, le pauvre homme s’arrêta devant la porte du richard et lui demanda de nouveau une poignée de poussière. Le richard la lui donna. Les choses continuèrent ainsi quelques mois, sans façon ni problème. Puis, un beau matin, lorsque le marchand de bois mort se présenta pour demander sa poignée de poussière, le richard lui rétorqua avec humeur : « Ecoute, mon ami ! Si tu veux ta poignée de poussière, donne-toi la peine de te baisser et de la ramasser toi-même. Tu me fatigues à la fin ! » A ces paroles, notre ramasseur de bois éclata de rire. « Ô homme riche ! s’exclama-t-il. Te voilà excédé par le simple fait de me donner une poignée de poussière qui ne te coûte que la peine de te baisser pour la ramasser. Qu’adviendrait-il si chaque matin je venais tendre la main pour recevoir de toi une pièce d’argent ? Laisse-moi donc gagner la vie de ma famille. La sueur de mon front ne sera jamais importunée par ce qu’elle me donne chaque jour, mais tout autre qu’elle le sera tôt ou tard ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moralité de ce conte peul : Le mot « Tiens ! » finit toujours par lasser celui qui le dit. Bien que dépourvu de poids physique, il pèse lourd s’il est dit trop longtemps.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;Contes des Sages d’Afrique&lt;br /&gt;Amadou Hampâté Bâ&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Terre Humaine&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;« Comment se consoler au milieu de la mort des enfants, de la prostitution des adolescents, de la famine des vieillards, comment se consoler de la disparition de ce marxisme dont on oublie quelle immense espérance il avait donné aux orphelins du christianisme et à tous ceux qui, comme Jésus, se demandaient pourquoi Dieu les avait abandonnés ? Seule une beauté, encore elle, comme celle des cathédrales que j’ai tant fréquentées peut donner une réponse. »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;Jean Daniel&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;« Nous devons nous libérer de la question économique (…). Il faut une révolution dans l’Etat. Désormais, un homme touchera son salaire, qu’il soit malade, bien portant ou âgé. Tous nos idéaux ne seront qu’imposture et hypocrisie tant que nous n’aurons pas brisé les chaînes de l’argent. »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;D.H. Lawrence&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-114829103424421414?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114829103424421414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114829103424421414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/05/th-fevrier-2006-question-de.html' title='TH FEVRIER 2006 : QUESTION DE DEVELOPPEMENT'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-114829068522888601</id><published>2006-05-22T11:33:00.000+02:00</published><updated>2006-06-01T21:21:29.006+02:00</updated><title type='text'>TH JANVIER 2006 : AUX GEMONIES L'OMC ?!</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/Photo-Madagascar%20136.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/Photo-Madagascar%20136.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;AUX GEMONIES L'OMC ?!&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Faut-il vouer aux gémonies l’OMC ? Oui, cela est de bon ton ; si vous voulez passer pour une personne de gauche (plus à gauche que moi, tu meurs), pour un tiers-mondiste vrai et convaincu, bref pour un alter mondialiste.&lt;br /&gt;Pourtant les pays du tiers-monde participent à l’OMC. Mais ont-ils la possibilité de s’opposer à l’OMC ? La réponse est non. Les Etats-Unis, le Canada, le Japon et l’Union Européenne contrôlent plus de 80% du commerce mondial. Résister à ces molosses équivaudrait à un suicide.&lt;br /&gt;Et à l’OMC, ce sont certes les représentants des Etats qui négocient mais ils le font de fait, la plupart du temps, au nom des sociétés transcontinentales qui dominent leurs économies nationales respectives, jamais dans l’intérêt de leur peuple.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, l’OMC est dirigé par un socialiste néo-libéral, Pascal Lamy, qui aspire à un monde où la Main invisible du marché résoudrait tous les problèmes de la pauvreté, de la maladie, de la survie. Il n’est qu’un mercenaire du capital mondialisé.&lt;br /&gt;De plus, les signataires de Marrakech ont refusé d’inclure dans la Charte de l’OMC une « clause sociale » et une « clause écologique. »&lt;br /&gt;Faut-il refuser le commerce mondial ? Prôner l’autarcie et le protectionnisme ? Faut-il refuser de siéger à l’OMC ? Forum mondial, qu’on le veuille ou non.&lt;br /&gt;Les partisans du refus n’ont, hélas, pas de plan B. On l’a déjà expérimenté. L’extrême gauche et l’extrême droite se sont unies dans la rue contre la mondialisation, dans les urnes contre l’Europe. Elles l’avaient également fait dans les années trente contre la démocratie.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une phase « schumpétérienne » du capitalisme. Comme l’avait décrit l’économiste autrichien, le processus de destruction créatrice le transforme de façon permanente. Mais cette fois-ci, il se déroule à une vitesse inédite et, désormais, à l’échelle planétaire. L’entrepreneur mondial (les multinationales) « détruit les structures vieillies » et « crée des éléments neufs », dans une « mutation » sans précédent. Le nombre de travailleurs qui participent au jeu mondial a doublé en quelques années avec l’arrivée de la Chine, de l’Inde et du Brésil, passant de 1,5 milliard à 3 milliards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps de cesser d’accuser les autres de nos maux, le capitalisme, le libéralisme, les Etats-Unis, l’Europe, l’élargissement ou l’Angleterre, et maintenant, la Chine, bref, toujours l’extérieur.&lt;br /&gt;Il faut affronter le monde neuf sans arrière-pensées, se gardant de tout sentimentalisme, se défiant de l’idéologiquement correct, du politiquement correct, de l’économiquement correct. Avec, au contraire, un goût pour les idées qui marchent, neuves, validées, utiles. Avec l’envie d’aller voir ailleurs comment s’y prend l’étranger. Avec la volonté de mettre à mal l’alliance dominante des bien-pensants, nouée entre les profiteurs du statu quo et ceux qui s’enferment dans l’espoir vain de rebâtir l’ancien monde.&lt;br /&gt;Le nouveau monde n’attend pas les pessimistes. Il se fait. Il s’accélère. Il tuera les immobiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;Charles Trompette&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La taxe et l’hypocrite&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le président français vient d’instaurer un impôt sur les billets d’avions. A compter du 1er juillet prochain, les passagers qui décolleront d’un aéroport français devront payer une taxe de 1 à 10 dollars. Avec les sommes ainsi collectées, Jacques Chirac - qui n’a jamais payé ses billets d’avion, ni ceux de sa famille - entend lutter contre la pauvreté et la faim dans le monde. L’intention pourrait paraître louable. En fait, elle ne l’est pas car sur le chemin qui pourrait conduire à éradiquer la faim et la pauvreté dans le monde se dresse l’obstacle de la politique agricole commune (PAC). En inondant les marchés mondiaux de nos surplus agricoles subventionnés, nous contribuons à maintenir des prix artificiellement bas sur le marché mondial. Et les barrières tarifaires dressées aux frontières de l’UE tiennent les pays en développement à l’écart d’un marché européen lucratif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet impôt devrait, selon les estimations, rapporter quelque 200 millions d’euros par an. Or il y a dans le monde plus de 800 millions de personnes qui souffrent de malnutrition. Cela revient donc à une contribution de 25 centimes d’euro pour chaque victime de la faim – par an, s’entend. La PAC non réformée rapporte, elle, 11 milliards d’euros par an à la France et à ses 680.000 agriculteurs, c’est-à-dire 16544 euros par agriculteur. C’est cette différence abyssale qui rend le geste de Jacques Chirac aussi hypocrite.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;Marien Abrahamse, Amsterdam.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;Belles promesses&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Monsieur le Président, les Africains n’ont pas besoin de votre charité d’Etat, celle-là même que vous pratiquez à l’intérieur de vos frontières et sans résultats. Ce dont la jeunesse africaine a besoin, c’est que vous arrêtiez de subventionner vos agriculteurs et que vous cessiez le protectionnisme agricole !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est étonnant, c’est la proposition faite par M. Chirac d’accorder des visas de longue durée aux Africains ayant un niveau de formation supérieur. Il y a déjà plus de médecins béninois en France qu’au Bénin. Va-t-on vider l’Afrique de ses élites pour compenser la fuite des cerveaux européens vers les Etats-Unis ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Chirac continue dans la veine de la Françafrique : jolies promesses qui ne mènent à rien et continuation des privilèges des despotes de tout poil. Ce qu’il faut vraiment à l’Afrique, ce n’est pas plus d’aides financières directes, qui sont majoritairement détournées, mais l’ouverture des marchés agricoles des pays développés, que M. Chirac refuse au nom de la protection des intérêts des agriculteurs.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Vœux de la Rédaction&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux aveuglantes lumières,&lt;br /&gt;Aux éclatantes certitudes,&lt;br /&gt;Préférer le clair-obscur,&lt;br /&gt;Où la vérité s’approche&lt;br /&gt;Comme une ombre hésitante&lt;br /&gt;Au mieux entrevue,&lt;br /&gt;Jamais possédée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Belle année 2006&lt;br /&gt;Joie Lumière Espérance&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Terre Humaine&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« Au Brésil, la colonisation a produit un effort soutenu pour mettre en œuvre une européanité adaptée à ses latitudes et incarnée par le métissage. Elle s’est pourtant toujours heurtée à l’entêtement de la nature et aux caprices de l’histoire. Ainsi, en dépit de ces intentions, nous sommes devenus ce que nous sommes, nous nous situons aux antipodes de la blancheur et de la bienséance. Nous sommes aussi dés-européens que dés-indiens ou dés-afros. »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Darcy Ribeiro, anthropologue brésilien&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-114829068522888601?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114829068522888601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114829068522888601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/05/th-janvier-2006-aux-gemonies-lomc.html' title='TH JANVIER 2006 : AUX GEMONIES L&apos;OMC ?!'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-114828999016308910</id><published>2006-05-22T11:19:00.000+02:00</published><updated>2006-06-01T21:23:28.156+02:00</updated><title type='text'>TH DECEMBRE 2005 : JOAO MARTINHO MOYE EST-IL UN SAINT ITAJUBENSE ?</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;JOAO MARTINHO MOYE &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;EST-IL UN SAINT ITAJUBENSE ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/Photo-Madagascar%20137.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/Photo-Madagascar%20137.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Lorsque le voyageur passe quelques temps dans la ville d’Itajuba (100.000 habitants) et sa région (Etat du Minas Gerais au Brésil), il ne peut qu’en déduire que João Martinho Moye a vécu au Brésil, tant son œuvre et son esprit imprègnent cette région : de l’impressionnant couvent - vestige d’une Eglise glorieuse et triomphante - qui domine la ville aux terrasses des cafés branchés, des laboratoires de recherche d’universités prestigieuses à la maison d’éducation pour les adolescents délinquants ; des nombreuses crèches communautaires dans les quartiers populaires au collège qui forme depuis un siècle l’élite de la ville ; du Foyer de la Providence qui accueille les personnes âgées, pauvres, et dont plus personne ne veut, au centre de physiothérapie niché au sein d’un vallon paradisiaque, « un trou de verdure où chante une rivière » ; des missions parties de là vers les terres inconnues des Indiens Yanomani ou vers l’île de Marajo - espace mythique, berceau imaginaire, chaos, forêt vierge à l’état pur que le monstrueux courant de l’Amazone semble pousser au large de l’océan - au soutien scolaire apporté aux enfants ; de l’Association des Anciennes Elèves des Sœurs de la Providence qui traduisent en actes quotidiens les conseils de João Martinho au groupe de Fraternistes qui vivent intensément sa spiritualité ; de l’Ecole d’Infirmiers dont les élèves sont recherchés par tous les hôpitaux parce que leur formation scientifique et technique est sans pareille, mais surtout, humaine, aux ouvrages de Sœur Ernestine (Femme Providence) et d’Alice Beatriz (Collier de perles. Présence et pionniérisme de la Femme Itajubense) qui rappellent que ce sont les femmes qui ont appliqué et fait triompher les idées de João Martinho… Tout respire João Martinho, tout chante João Martinho, tout vit João Martinho.&lt;br /&gt;Si dans le gymnase du collège la phrase prophétique de João Martinho est inscrite en lettres immenses et majuscules « Rien n’est plus important que l’éducation de la jeunesse », son esprit est traduit au quotidien : partout la formation est d’une qualité rare. Et ce sont les femmes, les religieuses, les filles du Père Moye, et les laïques, les mères de famille qui sont à la pointe du combat. Une lutte pacifique, construite sur l’amour et par l’amour même si leur esprit de « mulher guereira », femmes guerrières, est ce qui fait triompher leurs idées dans une société éminemment machiste : combat contre l’ignorance, combat contre la maladie et la souffrance, combat contre le rejet du pauvre, du noir, du délinquant… Ces femmes brésiliennes qui « n’ont que l’Amour à offrir en partage, sans avoir rien que la force d’aimer » transforment le monde en une Terre Humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;strong&gt;Charles Trompette&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le cri du canari&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Kenzaburô Oé, écrivain japonais décrit l’intellectuel comme le canari que l’on place dans une mine de charbon pour détecter un risque de coup de grisou, et dont le cri annonce la mort.&lt;br /&gt;« Pour moi, un intellectuel est celui qui peut et doit parler « en amateur », en dehors de son champ de spécialité, pour rappeler qu’il y a d’autres manières de voir, de concevoir le réel que celles véhiculées par le discours dominant. Je continue à écrire des points de vue critiques chaque mois dans les journaux, à faire des conférences. Je reste « dérangeant ». Certains me dénigrent ou me considèrent avec condescendance. Mais force est de constater qu’au Japon il y a de moins en moins d’intellectuels contestataires. La conscience démocratique de ce pays n’a fait émerger aucune personnalité capable d’exprimer avec vigueur le sentiment de colère et de trahison de nos idéaux que constitue la guerre en Irak. Je suis sans doute ce canari dans la mine, déjà en train de mourir, mais j’ai bien l’intention de continuer à « chanter » jusqu’au dernier souffle afin de m’efforcer, simplement, de vivre avec dignité. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Egalité désirée&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;J’espère qu’aujourd’hui nous sommes sur le chemin de l’égalité, la grande absente de la vie sociale. Dans une société aussi inégalitaire que la mienne, le cheminement est long ; il est difficile de percevoir les quelques pas déjà réalisés ; tout le monde veut tout immédiatement. Mais les élites sont prédatrices et les pauvres pris dans la logique de leur survie.&lt;br /&gt;Ici il est difficile de vivre l’égalité. Nous sommes une société très hiérarchisée et nous refusons de le reconnaître. Je pense que le Brésil doit devenir une véritable république et cesser d’être un palais pour les uns et une rue pour les autres. L’égalité menace certains ; ils n’en veulent point et préfèrent la « liberté ». Ici, un riche a plus de liberté, de droits et de privilèges qu’un pauvre. L’égalité devient donc source d’affrontements. Notre pays vit aujourd’hui un conflit entre la liberté et l’égalité : c’est un fait nouveau dans la vie politique brésilienne.&lt;br /&gt;Le gouvernement de Lula est la preuve que la démocratie brésilienne doit avoir confiance en elle-même et qu’elle peut pratiquer une politique alliant liberté et égalité. Nous, citoyennes et citoyens, nous devons prendre des responsabilités au niveau des états et des municipalités pour participer à cette politique.&lt;br /&gt;Le Parti des Travailleurs (PT) était un parti critique de l’action gouvernementale ; aujourd’hui, il est au pouvoir et il est devenu le porte-parole non seulement des exclus mais d’une nation.&lt;br /&gt;Je n’ai jamais cru que le PT arrivé au pouvoir serait totalement différent des autres partis ; car il doit passer des alliances pour gouverner et ces alliances sont le nœud des problèmes. Chacun défend ses intérêts propres, jamais l’intérêt général.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, le gouvernement de Lula est attaqué ; il faut se souvenir des actions des gouvernements précédents qui ont dirigé le pays au profit de la bourgeoisie, se souciant peu d’égalité.&lt;br /&gt;Malheureusement, nous continuons à avoir des politiciens qui achètent les électeurs en leur distribuant des aides : des bons alimentaires, des bons pour le transport, des bons pour le gaz… et les électeurs se laissent acheter car ils sont dans le besoin, dans la misère. Notre système pervers et cruel encourage la corruption au profit de quelques uns. Je souhaite qu’un gouvernement de gauche puisse s’engager à construire un pays plus juste, plus solidaire, plus égalitaire.&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ana Célia Pereira de Almeida&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Terre Humaine&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;« Il est essentiel pour avoir une paix universelle et permanente qu’un changement total s’accomplisse dans l’esprit des gens. Il faut une compréhension mutuelle plus profonde, plus solide, pour l’abolition des préjugés nationaux de façon à voir d’un œil plus sympathique et amical tous ces nouveaux compagnons. »&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Baden-Powell, fondateur du scoutisme&lt;/strong&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-114828999016308910?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114828999016308910'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114828999016308910'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/05/th-decembre-2005-joao-martinho-moye.html' title='TH DECEMBRE 2005 : JOAO MARTINHO MOYE EST-IL UN SAINT ITAJUBENSE ?'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-114828516602767208</id><published>2006-05-22T10:01:00.000+02:00</published><updated>2006-07-11T10:37:37.496+02:00</updated><title type='text'>TH OCTOBRE-NOVEMBRE 2005 : NOIRE BEAUTE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/1600/Photo-Madagascar%20177.1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4407/3019/320/Photo-Madagascar%20177.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;NOIRE BEAUTE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est fini le temps où quelques religieux pensaient encore que l’Eglise catholique pouvait vraiment changer le monde, sinon le contient indo-latin, qu’il suffisait de bouleverser celle-ci pour révolutionner celui-là. A deux pas des palaces qui bordent la plage de Copacabana, monte une rue vers la favela du Pavão. Noëlli, une africaine, religieuse des Travailleuses Missionnaires, m’a donné rendez-vous devant le Miramar Palace Hôtel. Inconcevable de pouvoir pénétrer dans ce quartier populaire si l’on n’en est pas résident. Dès l’entrée, les veilleurs guettent. Je commence à gravir les escaliers abrupts accrochés aux flancs des roches. Derrière moi, mon bouclier humain : une frêle jeune femme en boubou africain. Le monde à l’envers. Ma corpulence, dans un autre univers, m’offrirait plutôt le rôle d’un body-guard. Nous passons devant de jeunes drogués continuant à fumer, à vendre des stupéfiants, à agiter des armes de gros calibre… Scène quotidienne, diurne et nocturne. Enfin nous parvenons au centre paroissial où elles résident, seules : Noëlli et Marie-Josèphe du Burkina Faso, Théodora de Wallis, île polynésienne. Que sont-elles venues faire dans cette galère ? Dans ce navire de guerre ? Car, lorsque, la nuit, les trafiquants se livrent une bataille, rangée mais sans merci, pour le contrôle des « bocas de fumo », points de vente des drogues, elles quittent leur couche pour se réfugier dans une pièce sans fenêtre : les balles perdues sont celles d’armes de guerre, elles traversent volets et murs et tuent. Trois jeunes femmes témoignent de l’amour du Christ au milieu de la misère, de la violence, de la déchéance humaine. Témoin de la Bonne Nouvelle, elles gèrent un dispensaire où viennent se faire soigner les habitants de la favela : seul accès aux soins dans un pays où la santé est réservée aux riches. Dispensaire ? Une construction divisée en pièces et couloirs exigus, accrochée à la montagne, cernée de torrents qui, les jours de pluie, charrient les ordures de la favela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jane, médecin dans les beaux quartiers d’Ipanema, vient consulter régulièrement. Mais les médicaments font défaut. Les traitements ne peuvent durer qu’une semaine, alors qu’ils nécessitent un temps plus long. Jane se révolte : le centre est sale, le ventilateur est couvert de moisissures, le fauteuil et la table sont cassés. « Dieu n’a pas créé l’homme dans la misère » proteste-t-elle. Elle n’accepte plus cette résignation, ce fatalisme, cette confiance en un Dieu qui peut tout mais ne fait rien. « Se Deus quizer » (Si Dieu le veut), « Graças a Deus » (Grâce à Dieu). Sans cesse le nom de Dieu est invoqué et la misère écrase les faibles, les pauvres, les noirs. Jane menace de ne plus venir travailler dans de telles conditions. Elle crucifie son rêve déchu tout en œuvrant à la résurrection du monde par la beauté de sa révolte. Depuis les temps de l’esclavage, le noir, le pauvre a perdu sa dignité. Aujourd’hui les politiciens, de gauche comme de droite – où est la gauche ? – maintiennent le pauvre, le noir dans l’avilissement par le système des « bolsas », des bourses : il n’y a pas un vrai salaire pour un travail digne. On distribue à qui mieux mieux des bolsas, des aides : aide scolaire, aide au transport, aide en bouteilles de gaz pour faire la cuisine… Jane, la révoltée reprend ses consultations. Pourquoi cette saine colère contre Marie-Josèphe, l’étrangère noire, responsable du dispensaire, devant un étranger blanc ? Quelle est sa nécessité ? Que devient la dignité de l’Africaine noire face à la juste indignation ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Des images tenaces, analyse Ana Célia, sont inscrites dans ce que les Blancs pensent des Noirs : nonchalants, fatalistes et dionysiaques. Dans ce que les Noirs pensent des Blancs : jamais tout à fait blancs parce qu’ils auraient tous un peu de « sang africain » dans le corps et dans l’esprit, tous une ancêtre indienne dans leurs généalogies confuses, parce qu’ils seraient tous suffisants et paternalistes aussi, méprisant le travail manuel comme les maîtres aux temps de la colonie et de l’esclavage. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Invité à participer à l’office dominical, je reviendrai dans la favela du Pavão. Même procédure d’approche. Afin d’atteindre la chapelle suspendue à la colline, il nous faut enjamber le corps d’un homme blessé d’avoir trop bu, d’avoir trop fumé. Peu à peu, l’humble église, havre de paix et d’harmonie, se remplit d’une foule bruyante, heureuse de se retrouver, d’une foule colorée, composée d’enfants, de femmes, d’hommes « de couleur ». Le Noir est passé de la senzala à la favela. La senzala, c’était la maison des esclaves. La favela, le bidonville où les descendants d’Africains abondent plus que dans les beaux quartiers. Les Noirs forment aujourd’hui - depuis toujours au Brésil - la majorité des pauvres. La majorité aussi de ceux qui vivent en position de subordonnés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant, pendant et après l’office, l’accueil de l’étranger est chaleureuse. Chacun sait qui je suis, d’où je viens, ce que je fais… L’information circule rapidement et les paroissiens tiennent à me saluer, à échanger quelques mots… Quelle différence avec l’accueil que nous réservons à l’étranger dans nos villages, en France ! A la fin de la célébration, on m’invite à prendre la parole, puis, dans une ferveur intense toute la communauté m’offre sa bénédiction. La messe était présidée par un jeune prêtre, blanc, venu des beaux quartiers, comme Jane le médecin, comme le musicien qui accompagne de son saxo les chants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Théodora, la Polynésienne, Noëlli et Marie-Josèphe, les Africaines vivent au quotidien avec les pauvres dans la favela. Dans un dénuement volontaire, au milieu des leurs, dans un quartier noir, pauvre et violent, elles sont un espace de sagesse vécue, sans en avoir la prétention, loin de la société de consommation où nous passons notre temps à nous rassurer nous-mêmes en faisant impression sur les autres, et tout à la fois proche de l’Avenida Atlantica où des agences proposent des véhicules blindés et climatisés. Leurres de la démocratie raciale, discrimination positive à la brésilienne, immense frustration des Noirs au Brésil. Après 22 ans d’échanges avec ce peuple, je ne parviens toujours pas à accepter cette discrimination, par essence négative. « Les Noirs ont intériorisé la mentalité raciste, dit Ana Célia. Ils sont les premiers à penser qu’ils doivent être dirigés par des Blancs. » Elle explique qu’elle a le plus grand mal à faire nettoyer son bureau par la fille de service qui est noire comme elle : « Elle se sent humiliée de devoir travailler pour moi qui suis son reflet. Les Noirs, ces êtres auxquels les colons ont longtemps hésité à donner le nom d’humains, continuent à être les éternelles victimes de la violence physique et culturelle de la conquête et de la domination ethnique, raciale et sociale des Blancs. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans Rio de Janeiro, belle et violente, Théodora, Noëlli, Marie-Josèphe font briller la lumière la plus étincelante de bonté que la favela du Pavão ait jamais connue. Elles offrent à ses habitants les dons les plus grands et les plus riches : l’amour et l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;Charles Trompette&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;Octobre-Novembre 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;PS : Commence alors le temps où quelques religieuses de l’Eglise changent le monde à défaut de bouleverser celle-ci et de révolutionner celui-là.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;Terre métisse&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Brésil, terre où les peuples et les cultures se mélangent et se rencontrent. Africaine, Indienne, Européenne, riche en histoire et en légende, maternelle et valeureuse, azur et tendresse, ni blanche ni noire, mais mulâtre. Berceau d’un peuple métissé et d’une culture unique originale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parcourant les chemins du monde, j’y retrouve une terre et un peuple, riches en histoire, en lyrisme, en pittoresque et en poésie profonde. Le lot d’une grande partie de la population a beau être la pauvreté, la fleur de la poésie y naît, l’éclat de rire y est spontané, tant la résistance du peuple est inimaginable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais vaincu, ce peuple pauvre et opprimé se sort de toutes les difficultés, va de l’avant, défend son rire, défend ses joies, ses fêtes, son doit à la vie. Et cela depuis toujours, des temps de l’esclavage à nos jours pour répondre à la monstrueuse réalité économique et sociale.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;C.T.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;Terre Humaine&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;« Il faut racheter le monde par la beauté : beauté du geste, de l’innocence, du sacrifice et de l’idéal. »&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;br /&gt;Romain Gary&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;« Ces voyages nous rappellent que nous ne sommes riches que de l’agrégation de nos différences et que notre vie ne commence à prendre un sens qu’à partir du moment où nous sommes à même de nous tourner vers l’autre. »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;C.T.&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Article paru dans &lt;strong&gt;Le Sillon Missionnaire&lt;/strong&gt; n°310 Avril-Mai-Juin 2006&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;a href="http://www.fmdonumdei.org"&gt;www.fmdonumdei.org&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-114828516602767208?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114828516602767208'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114828516602767208'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/05/th-octobre-novembre-2005-noire-beaute.html' title='TH OCTOBRE-NOVEMBRE 2005 : NOIRE BEAUTE'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28490866.post-114828485452480284</id><published>2006-05-22T09:59:00.000+02:00</published><updated>2006-06-01T21:22:03.936+02:00</updated><title type='text'>TH SEPTEMBRE-OCTOBRE 2005 : L'EUROPE DES EGOÏSTES</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;L'EUROPE DES EGOÏSTES&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de la campagne référendaire, un jeune demande à Dominique Strauss Kahn ce que l’Europe lui a apporté. Le leader politique expliqua et démontra brillamment les avancées et bienfaits de la construction européenne dont la Paix, trop souvent oubliée. Il aurait dû lui retourner telle une gifle cinglante la pensée de John F. Kennedy : « Ne vous demandez pas ce que l’Amérique peut vous apporter. Demandez-vous, ce que vous pouvez apportez à l’Amérique. » Egoïsme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les agriculteurs dont chaque vache perçoit chaque jour trois euros de l’Europe ont majoritairement voté « non ». Egoïsme&lt;br /&gt;« On a tous une bonne raison de voter non », avait dit Philippe de Villiers, donnant ainsi un parfait exemple de cynisme et d’égoïsme dans la démagogie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par nationalisme, par xénophobie ou par dogmatisme, les tenants du non, voulaient se débarrasser de cette Europe qui barre l’horizon, qui dérange les habitudes, qui impose des changements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul non compréhensible dans un premier temps est celui des victimes des délocalisations. Tous les jours, ou presque, des entreprises ferment ou réduisent le nombre de leurs salariés et s’installent ailleurs, le plus souvent hors d’Europe. Tous les jours, aussi, des entreprises se créent ou recrutent mais pas dans les mêmes catégories d’emplois. Pour ceux qui subissent ces délocalisations, la réalité est terrible. La seule solution : sortir par le haut : investir dès à présent dans la formation et la recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a vingt ans, l’extrême droite affirmait que la cause du chômage était l’immigration magrébine. Aujourd’hui, c’est du « plombier polonais » que viendrait tout le mal. Autrefois d’aucun pensait que Le Pen posait les bonnes questions, aujourd’hui, il partage la même réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;Charles Trompette&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;Août-Septembre 2005&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28490866-114828485452480284?l=terrehumaine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114828485452480284'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28490866/posts/default/114828485452480284'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://terrehumaine.blogspot.com/2006/05/th-septembre-octobre-2005-leurope-des.html' title='TH SEPTEMBRE-OCTOBRE 2005 : L&apos;EUROPE DES EGOÏSTES'/><author><name>Terre Humaine</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06861251562919989172</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry></feed>
